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Sous-marins: le Royaume-Uni défend le partenariat stratégique avec les Etats-Unis et l'Australie

La ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, à la sortie du 10 Downing Streete, le 7 septembre 2021 à Londres

La ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, à la sortie du 10 Downing Streete, le 7 septembre 2021 à Londres - JUSTIN TALLIS © 2019 AFP

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, estime que l'accord conclu avec les Etats-Unis et l'Australie montre la préparation du Royaume-Uni à "faire preuve de fermeté dans la défense de (ses) intérêts".

La nouvelle ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a défendu l'approche de Londres dans l'accord de défense conclu avec Washington et Canberra, qui a provoqué la colère de Paris après l'annulation par l'Australie d'un méga contrat de sous-marins.

Cet accord montre la préparation du Royaume-Uni à "faire preuve de fermeté dans la défense de nos intérêts" et "notre engagement pour la sécurité et la stabilité de la région indo-pacifique", a écrit la cheffe de la diplomatie britannique dans une tribune publiée dans le Telegraph dimanche. Les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni ont annoncé mercredi un partenariat stratégique pour contrer la Chine, AUKUS, incluant la fourniture de sous-marins américains à Canberra.

La décision de l'Australie d'annuler le contrat d'achat de sous-marins à propulsion conventionnelle français d'un montant de 56 milliards d'euros en faveur de navires américains à propulsion nucléaire a suscité l'indignation de Paris. Le président Emmanuel Macron a rappelé les ambassadeurs de France à Canberra et à Washington dans un geste sans précédent.

"Opportunisme permanent"

S'exprimant sur France 2 samedi le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a évoqué une "crise grave" et dénoncé une "duplicité" de Canberra et Washington. Paris a en revanche jugé inutile de rappeler l'ambassadrice française à Londres, en ironisant sur l'"opportunisme permanent" du Royaume-Uni, qualifiant le pays de "cinquième roue du carrosse".

Dans sa tribune, le cheffe de la diplomatie britannique n'a aucunement évoqué les tensions avec la France, et mis en avant le slogan de "Global Britain" sur la place du Royaume-Uni post-Brexit dans le monde, chère au Premier ministre Boris Johnson. Elle a décrit son déplacement aux Nations-unies, dont l'assemblée générale se tient la semaine prochaine, comme "le début d'un automne où le Global Britain plantera son drapeau sur la scène mondiale", citant entre autres la grande conférence sur le climat, la COP26, prévue à novembre à Glasgow.

P.L. avec AFP