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Ryanair: des pilotes britanniques en grève fin août et début septembre

Les pilotes britanniques de Ryanair membres du syndicat Balpa se sont prononcés à 80% en faveur d'arrêts de travail les 22 et 23 août, ainsi que du 2 au 4 septembre, a annoncé l'organisation syndicale.

Les pilotes britanniques de Ryanair membres du syndicat Balpa se sont prononcés à 80% en faveur d'arrêts de travail les 22 et 23 août, ainsi que du 2 au 4 septembre, a annoncé l'organisation syndicale. - Paul Faith-AFP

Des pilotes britanniques de la compagnie aérienne à bas coûts Ryanair, mécontents de leurs conditions salariales, se sont prononcés hier mercredi soir, en faveur de plusieurs jours de grève les 22 et 23 août et du 2 au 4 septembre prochains.

Les pilotes de Ryanair membres du syndicat britannique de pilotes Balpa (British airline pilots association) se sont prononcés à 80% en faveur d'arrêts de travail les 22 et 23 août, ainsi que du 2 au 4 septembre, a annoncé hier soir mercredi 7 août, l'organisation syndicale, seule instance représentative au sein de la compagnie irlandaise au Royaume-Uni. Les revendications portent notamment sur les salaires, les retraites et les prestations de maternité.

"Il est impératif que nous résolvions ce différend de toute urgence pour éviter une grève. Aucun pilote ne veut gâcher les projets de voyage des membres du public, mais actuellement, il semble que nous n'ayons pas le choix", a commenté Brian Strutton, le secrétaire général de Balpa.

Ryanair s'est dit "déçu" des actions de grève envisagées par les pilotes de Balpa, affirmant que ces derniers représentent "moins de 50%" de ses pilotes britanniques. "Balpa n'a aucun mandat pour perturber les vacances et les vols de nos clients, particulièrement à un moment où les pilotes britanniques font face à des pertes d'emplois en raison des reports de livraison du Boeing MAX ainsi qu'à la menace d'un Brexit sans accord le 31 octobre", a ajouté le groupe.

Ryanair avait dû faire face à un vent de contestation et des mouvements de grève fin 2017 et en 2018 en Europe, concernant les conditions de travail. Alors que le groupe semblait avoir aplani les relations sociales en son sein, il avait indiqué fin juillet 2019 qu'il pourrait supprimer "environ 900 emplois". Le groupe avait déjà prévenu mi-juillet qu'il allait fermer des bases aéroportuaires cet hiver et à l'été 2020 à cause des reports de livraison du Boeing 737 MAX, dont la flotte est clouée au sol après deux accidents.

Enfin, la direction de la compagnie rappelle également que l'ensemble de ses pilotes britanniques, soit plus de 1.250 salariés, avaient accepté en janvier 2018 une hausse de leur rémunération allant jusqu'à 20%.

Frédéric Bergé avec AFP