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Pourquoi l'essor de l'éolien offshore incite Nexans à construire un navire

La construction du bateau permettra à Nexans de satisfaire la demande croissante de systèmes de câblage, dans le cadre de projets d’interconnexion et éoliens offshore autour du globe.

La construction du bateau permettra à Nexans de satisfaire la demande croissante de systèmes de câblage, dans le cadre de projets d’interconnexion et éoliens offshore autour du globe. - Philippe Merle-AFP

Nexans confie au groupe croate Uljanik la construction de son futur navire-câblier de pose de câbles d'énergie sous-marins. Un marché stratégique pour l'industriel français, lié à l'essor des parcs d'éoliennes off shore en mer qu'il faut relier à la terre pour transporter l'énergie produite.

Au moment où la France et l'Italie cherchent toujours une alliance dans les chantiers navals, Nexans parie sur le groupe croate Uljanik et ses deux sites situés sur la mer Adriatique, pour bâtir son prochain navire-câblier. Celui-ci sera destiné à la pose de systèmes de câbles électriques haute tension sous-marins à travers le monde. 

"La construction de ce navire câblier représente une étape fondamentale de notre engagement en faveur d’une énergie plus propre", commente Arnaud Poupart-Lafarge, directeur général de Nexans. 

Il est en effet stratégique pour Nexans de posséder et d'exploiter son propre navire câblier pour offrir un service complet dans le cadre de nombreux projets sous-marins liés aux énergies renouvelables, depuis la conception, le développement et la fabrication jusqu'à la pose des câbles.

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- © Le futur navire-câblier sera mis en service en 2020. Nexans.

Par cette mise en chantier, l'industriel français entend renforcer sa présence sur le marché à fort potentiel des parcs d'éoliennes offshore qu'il faut relier à la terre par des câbles de transport d'énergie, à poser au fond des mers.

Il a notamment remporté durant l'été 2017 un marché au Danemark pour fournir deux câbles de 90 km de long qui transporteront l'électricité depuis des parcs éoliens offshore situés en mer du Nord.

Conçu par l’agence Skipsteknisk AS, le futur navire viendra rejoindre le câblier existant CLV Nexans Skagerrak de la firme française. Il avait fait l'objet de travaux de transformation pour plus de 8 millions d'euros en 2010 réalisés dans des chantiers navals en Angleterre.

Son futur "compagnon" maritime, construit en Croatie, sera équipé d’une plateforme d’enroulement d’une capacité de 10.000 tonnes, le poids des câbles d'énergie en cuivre étant très conséquent. Destiné à servir en eaux profondes ou près des côtes, il devrait être livré et entrer en service d’ici au troisième trimestre 2020.

Frédéric Bergé