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Les mines canadiennes se diversifient dans...le cannabis

Des mines canadiennes se reconvertissent dans la culture de chanvre après l'adoption d'une législation interdisant la culture personnelle.

Des mines canadiennes se reconvertissent dans la culture de chanvre après l'adoption d'une législation interdisant la culture personnelle. - -

Pour faire face à des résultats désastreux, les entreprises minières canadiennes investissent dans la marijuana. La nouvelle législation canadienne et le marché américain font grimper la demande depuis le début de l'année.

Le cannabis va-t-il valoir plus que les métaux précieux pour les exploitants de mines canadiens ? Plusieurs compagnies minières locales se sont tournées vers la culture légale de cannabis.

Au Canada, l'utilisation médicale de la marijuana est en effet légale. Mais, depuis le 1er avril, la production personnelle, elle, ne l'est plus. Les industriels doivent donc prendre le relais, mais en se soumettant à des exigences réglementaires strictes, comme le rappelle la presse locale.

Mais comme le relève le Figaro, ce mardi 22 avril, ce qui attire les investisseurs se situe en fait aux Etats-Unis, puisque deux états américains, celui de Washington et le Colorado, en ont légalisé l'utilisation l'année dernière. De plus, la consommation médicale est légale dans vingt autres Etats.

Hausse des cours de bourse

Résultat, le marché explose depuis le début de l'année et pourrait dépasser les 10 milliards de dollars en 2018, contre 1,43 milliard en 2013, selon une étude du cabinet San Francisco ArcView.

Les entreprises minières espèrent faire oublier leurs mauvais résultats dans leur cœur de métier grâce à ce nouveau marché, surmédiatisé outre-Atlantique. Pour l'instant, les cours de bourses des minières converties en productrices de chanvre bondissent systématiquement.

Stratégie de la dernière chance pour les mines canadiennes? Le secteur, crucial pour l'économie du pays, subit la chute des cours de métaux de plein fouet. Le 15 avril, deux mines ont annoncé leur fermeture en Colombie-Britannique, mettant au chômage près de 600 employés.

J.S