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Les cow-boys risquent de se retrouver sans Colt

Colt est menacé de faillite.

Colt est menacé de faillite. - Hmaag - Wikimédia

Le groupe américain Colt Defense LLC pourrait se placer, dans les prochains jours, sous la protection de la loi sur les faillites.

"Dieu fit les hommes inégaux. Le colt les rendit égaux". Ce proverbe américain en dit long sur la passion des Américains pour ce revolver. Et pourtant, l'arme préférée des cow-boys lors de la conquête de l'Ouest pourrait bientôt disparaître. Le groupe de défense américain Colt Defense LLC, qui fabrique notamment les célèbres armes de poing éponymes, devrait se placer sous la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11) dans les prochains jours, affirme dimanche le Wall Street Journal online.

Le groupe avait indiqué dans un communiqué il y a quinze jours qu'il étudiait une telle éventualité et, selon le WSJ, une décision en ce sens pourrait être annoncée dès ce lundi 15 juin.

Colt Defense LLC aurait conclu un accord avec certains de ses principaux créanciers pour restructurer sa dette dans le cadre du Chapitre 11 afin de reprendre ses opérations une fois la situation financière du groupe assainie, poursuit le WSJ.

Echec des discussions

Le 1er juin, Colt Defense avait indiqué dans un communiqué qu'il se donnait jusqu'au 12 juin pour trouver un accord avec la majorité de ses créanciers afin de réduire le poids de sa dette et dégager les liquidités nécessaires pour faire face à des échéances sur sa dette arrivant à maturité le 15 juin. Mais l'échec de ces discussions devrait le contraindre à demander à bénéficier du Chapitre 11, indique le WSJ en citant des sources proches du dossier.

Colt Defense a notamment perdu un gros contrat avec l'armée américaine en 2013 pour continuer de lui fournir le fusil d'assaut M4 et avait également dû réviser ses prévisions de résultats financiers pour 2014 et 2015.

Le groupe avait été créé en 1855 par Samuel Colt. Le groupe avait déjà dû se placer sous la protection de la loi sur les faillites au début des années 1990. Basé à Hartford (Connecticut), il est actuellement sous le contrôle du fonds d'investissement Sciens Capital Management.

D. L. avec AFP