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Le PDG d’Alstom dirigera le futur groupe né du mariage avec Siemens

Henri Poupart-Lafarge devrait diriger le nouvel ensemble, dont l'État ne sera pas actionnaire.

Henri Poupart-Lafarge devrait diriger le nouvel ensemble, dont l'État ne sera pas actionnaire. - Eric Piermont - AFP

INFO BFM BUSINESS - L’État français ne sera pas actionnaire du nouvel ensemble. Bouygues conserverait environ 15%. Les garanties sociales et des éléments de gouvernance restent à régler.

Mardi, Alstom doit valider un mariage avec l’allemand Siemens. Un conseil d’administration du spécialiste du ferroviaire examinera mardi 26 septembre les conditions de rapprochement avec son rival allemand, comme le rapporte Le Monde.

Alstom a confirmé ce vendredi dans l'après-midi les discussions avec son rival allemand. Le projet prévoit que Siemens vende ses activités ferroviaires (fabrication et signalisation) à Alstom en échange de quoi le groupe allemand deviendrait l’actionnaire de référence du français.

Pour l’heure, il est "acquis que la direction d’Alstom sera maintenue" explique un proche du dossier. Henri Poupart-Lafarge devrait être le PDG du futur ensemble. "Et les dirigeants des activités de Siemens se retrouveront dans la gouvernance du nouveau groupe", ajoute un autre.

Bouygues garant des intérêts français face à Siemens

Sur le volet financier, l’État français ne devrait pas être présent au capital du futur ensemble. Il dispose aujourd’hui d’une option pour racheter à Bouygues 15% des 30% qu’il détient dans Alstom. "Un tel projet industriel permet à l’État de justifier de ne pas entrer au capital d’Alstom" juge un protagoniste.

En revanche, Bouygues devrait rester actionnaire à hauteur de 15%, dilué par l’entrée de Siemens à hauteur de 50%. "L’État devrait leur demander de rester actionnaire le temps de la fusion", explique une source. "Ils seront la garantie des intérêts français face à Siemens".

C'est ce week-end que doivent se régler les contreparties sociales demandées par les États français et allemands. Car Alstom emploie 2.500 salariés en Allemagne dans l’usine de Salzgitter alors que les effectifs de Siemens dans cette activité s'élèvent à 6.400 salariés répartis sur six sites industriels et neuf centres de recherche et développement.

Mathieu Pechberty