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Le patron de Michelin juge "absolument indispensables" les suppressions d'emplois

Invité ce jeudi sur BFM Business, le patron de Michelin, Florent Menegaux, a justifié la suppression de 2300 emplois en France en soulignant que le groupe était soumis à "une concurrence extrêmement intense" à l'international nécessitant un effort sur la productivité.

Au lendemain de l'annonce par Michelin de la suppression de 2300 emplois en France, le président du groupe, Florent Menegaux, s'est justifié ce jeudi sur BFM Business, expliquant que le pneumaticien était "dans un environnement concurrentiel mondial avec une concurrence extrêmement intense", notamment venue d'Asie et des pneux à bas prix.

"Donc il faut travailler en permanence sur nos activités historiques de fabrication de pneumatiques et dérivés. Il faut en permanence travailler sur notre productivité, sinon les conséquences sont beaucoup plus graves. Il en va de la pérennité de l'entreprise", a-t-il poursuivi, martelant que l'effort sur la productivité était "absolument indispensable".

60% de mesures de pré-retraite

Florent Menegaux a néanmoins rappelé qu'il n'y aura "aucun départ non volontaire" et a assuré que Michelin se "donnait le temps". "C'est sur un horizon de trois ans que tout cela doit se faire", a-t-il précisé.

Il a également indiqué que 60% des suppressions d'emplois concerneront des "mesures de pré-retraite qui seront intégralement financées par Michelin". Le reste correspondant donc à des départs volontaires.

"Nous avons en permanence des discussions avec des employés qui ont des projets professionnels. Et nous mettons beaucoup d'argent dans la formation parce que nous sommes convaincus que la formation est extrêmement importante pour l'accompagnement du développement des compétences au cours d'une vie professionnelle", a conclu Florent Menegaux.
https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco