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Le patron d'Air France-KLM juge contre-productive la taxe carbone française sur les billets d'avion

"Ces taxes entravent notre capacité à réaliser ces investissements", a déclaré Ben Smith lors d'une rencontre avec l'association de la presse anglo-américaine à Paris, ce vendredi.

"Ces taxes entravent notre capacité à réaliser ces investissements", a déclaré Ben Smith lors d'une rencontre avec l'association de la presse anglo-américaine à Paris, ce vendredi. - Pascal Pavani-AFP

Le patron d'Air France-KLM, Ben Smith, estime que la taxe carbone sur les billets d'avion pourrait s'avérer contre-productive. Cela gêne, selon lui, les efforts déployés par les compagnies aériennes pour s'équiper d'appareils moins énergivores, émettant moins de CO2.

Le directeur général d'Air France-KLM, Ben Smith, a renouvelé ses critiques envers la taxe française sur les billets d'avion annoncée l'an dernier visant à réunir des fonds pour financer des modes de transport plus propres. Ces financements devraient, en tout état de cause, être investis dans la recherche sur de nouveaux appareils moins polluants.

"Ces taxes entravent notre capacité à réaliser ces investissements", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec l'association de la presse anglo-américaine à Paris."Si nous ne gagnons pas d'argent, nous ne pourrons pas acheter de nouveaux avions", a-t-il déclaré.

"Renouveler notre flotte est une manière efficace et rapide de réduire notre empreinte carbone", a ajouté Ben Smith, admettant être soumis ces derniers temps à une pression intense -y compris de la part des 88.000 employés de sa compagnie- pour faire adopter des pratiques plus propres à l'entreprise.

Vendredi, il a par ailleurs affirmé attendre davantage d'économies des synergies tirées du rapprochement des activités de la compagnie française Air France et son alliée néerlandaise KLM, plus de 15 ans après leur fusion, en 2004. Après avoir fusionné les opérations de maintenance, les ventes et l'informatique, la gestion des équipages est l'un des domaines où des économies peuvent encore être dégagées.

"Nous avons des équipes dédiées à la gestion des équipages dans les deux compagnies. Travaillent-elles aussi efficacement ou de manière aussi coopérative que possible? Je dirais que non", a déclaré Ben Smith.

Le groupe a également décidé de faire des échanges d'appareils Boeing 787 et Airbus A350 entre Air France et KLM, ce qui nécessite des investissements et de la formation pour les pilotes, et entend mieux coordonner les futurs plans de renouvellement de la flotte.

F.B avec AFP