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Le fabricant d'engins de chantier Tim bientôt en liquidation, 300 emplois menacés

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Faute de repreneurs, le fabricants d'engins de chantier Tim qui emploie 300 personnes devrait être placé en liquidation ce mercredi.

Le tribunal de commerce de Lille devrait prononcer mercredi, sauf surprise, la mise en liquidation du fabricant de cabines d'engins de chantier Tim, qui emploie 300 personnes à Quaëdypre (Nord), selon les différentes parties du dossier.

"Tout le monde sait (qu'ils vont perdre leur emploi, ndlr)", a reconnu lundi auprès de l'AFP le président du Conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. "Hélas, comme il n'y a pas de repreneur, on risque d'aller vers une liquidation juridique. On est en train de travailler aujourd'hui à trouver un repreneur et de l'activité après liquidation."

L'entreprise normande, Sépode, qui avait proposé de reprendre 40 salariés, a retiré son offre. Selon Xavier Bertrand, le "bâtiment pourrait être partagé en deux pour avoir deux activités différentes". La société allemande d'engins de chantier Atlas GMBH, contrôlée par l'homme d'affaires bulgare Fil Filipov, avait repris l'entreprise Tim en juillet 2017, la sauvant de la liquidation et conservant alors 446 des 470 emplois.

L'entreprise, que préside et dirige Fil Filipov, emploie désormais 304 salariés, après qu'une centaine de salariés sont partis à l'été 2018 dans le cadre d'une rupture conventionnelle collective. En difficultés financières, l'entreprise avait été placée fin août en redressement judiciaire, à sa demande.

"La plupart des clients sont partis"

Selon une source proche du dossier, "le carnet de commandes ne cesse de se détériorer dans des proportions sidérantes", de sorte que "la plupart des clients sont partis ou en voie de partir", à l'image du géant américain Caterpillar, principal client.

Interrogée par l'AFP sur la situation des salariés, la secrétaire d'Etat à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, a assuré lundi que Bercy avait "débloqué" les deux millions d'euros de prêt promis par l'Etat.

"Le sujet, c'est le repreneur qui n'a pas tenu ses engagements. On le déplore, on a poussé au maximum, on a cherché des repreneurs, il a bloqué des repreneurs potentiels. Les salariés ne sont pas dupes de ce qui s'est passé", a-t-elle simplement ajouté lundi en marge d'un déplacement à l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve (Nord)

Une réunion avec le sous-préfet de Dunkerque pourrait se tenir la semaine prochaine pour ne pas "laisser les salariés de Tim désemparés", selon Xavier Bertrand.

F.B. avec AFP