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La Russie va lancer un mégaprojet gazier

L'immense chantier gazier va être lancé dans la péninsule de Yamal (image d'illustration).

L'immense chantier gazier va être lancé dans la péninsule de Yamal (image d'illustration). - KIRILL KUDRYAVTSEV - AFP

Moscou a donné son feu vert au lancement de ce projet à 27 milliards de dollars, auquel participe le français Total.

Le gouvernement russe a donné son feu vert au lancement de la première ligne de production du mégaprojet de gaz naturel liquéfié (GNL) Yamal, construit dans l'Arctique russe par une alliance comprenant le français Total.

"Yamal LNG a reçu la permission de l'État pour mettre en service les principales installations technologiques de la première étape de l'usine, dont la ligne de liquéfaction, 58 puits de gaz et l'infrastructure correspondante", a indiqué dans un communiqué le consortium de ce projet dont le lancement officiel est prévu d'ici à la fin de l'année.

Le chantier vise à construire en trois étapes une usine de liquéfaction du gaz sur la péninsule de Yamal, disposant de ressources considérables mais située au nord du cercle arctique, à 2500 kilomètres de Moscou, posant des difficultés techniques considérables liées au climat et à l'isolement.

Financement compliqué par les sanctions américaines

Le projet est mené par Novatek avec le français Total et les chinois CNPC et Silk Road Fund. Il représente un investissement de 27 milliards de dollars et ce financement a été compliqué par les sanctions imposées contre Novatek par les États-Unis à cause de la crise ukrainienne.

"Avoir obtenu la permission de mettre en service la première ligne de production de GNL est le résultat cumulé de nombreux mois de travail acharné et du dévouement de milliers d'ouvriers et d'ingénieurs", a déclaré le directeur général du projet, Evguéni Kot, cité dans le communiqué.

"Nous maintenons non seulement un calendrier strict pour le projet, mais nous prévoyons également de lancer la deuxième et troisième ligne de production en avance", a-t-il ajouté. Yamal doit permettre de produire à terme 16,5 millions de tonnes à partir de 2019.

Y.D. avec AFP