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La recette miracle du lyonnais Gravotech pour s'imposer à l'export

Cette ETI lyonnaise de 900 salariés grave des pièces automobiles ou aéronautiques grâce à 200.000 machines-outils installées dans les usines de ses clients. Gravotech réalise 90% de son chiffre d'affaires à l'export. Son prochain défi: la personnalisation en gravant des produits en magasin.

Sur un marché de la machine-outil dominé par les fournisseurs allemands ou japonais, Gravotech maintient le cap du made in France. Ses systèmes de gravage permanent aux fins d'identification ou de codage, s’appliquent à des millions de pièces industrielles dans l’automobile et l’aéronautique ou aux objets de consommation courante comme les bijoux ou les produits de luxe.

"Il n’y a pas un avion qui vole dans le monde qui ne comprend pas au moins une pièce gravée par nos machines" s'amuse à rappeler Gérard Guyard, PDG de Gravotech, invité sur l’antenne de BFMBusiness.

Résultat: avec ses 200.000 machines installées chez 60.000 clients dans le monde, l’ETI française réalise aujourd’hui 90% de son activité (125 millions d'euros en 2016) à l’étranger avec plus d’une vingtaine de filiales détenues en propre. Elle reste détenue depuis 9 ans par le fonds LBO France et le management de l'entreprise.

Gravotech réunit des savoir-faire issus de diverses sociétés

"Nous avons besoin d’être proches de nos clients grands comptes mondiaux sans passer par le filtre d’un réseau de distribution. C’est pourquoi, 400 salariés sur 900 au total sont présents sur le terrain" argumente le PDG. "Grâce à cette stratégie, pendant la crise de 2008-2009, alors que les distributeurs se sont refermés comme des huîtres, nous n’avons subi des baisses de chiffres d’affaires que de 8 à 9%" se souvient Gérard Guyard. 

Cette vraie réussite à l’international n’était pourtant pas gagnée d’avance. Gravotech résulte de l’union de plusieurs entreprises (Gravograph, Technifor,…) aux savoir-faire pas vraiment complémentaires de prime abord.

"Nous avons été iconoclastes dans notre stratégie, tout en convainquant des financiers de nous suivre. Tous les métiers qui forment aujourd’hui le groupe n’étaient pas aussi complémentaires que cela. Travailler pour General Motors ou PSA et faire du gravage pour la bijouterie, cela n’est pas pareil. On y ajouté en plus l’impression 3D en rachetant Vision Numéric. Cela nous a pris 7 ou 8 ans pour constituer le groupe actuel" explique le PDG.

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Frédéric Bergé