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La Belgique commande des véhicules blindés français mais moins que prévu

Le Griffon est un véhicule blindé 6x6  équipé d'un tourelleau.

Le Griffon est un véhicule blindé 6x6 équipé d'un tourelleau. - GEOFFROY VAN DER HASSELT-AFP

Alors qu'elle a préféré l'avion F-35 américain au Rafale pour équiper son armée de l'Air, la Belgique a passé commande à un groupement d'entreprises françaises de 442 véhicules blindés, contre 477 prévus initialement...

Le gouvernement belge souffle le chaud et le froid vis-à-vis de la France pour ses contrats militaires. Alors qu'il a choisi le F-35 américain pour remplacer sa flotte vieillissante d'avions de chasse F-16, au détriment notamment du Rafale de Dassault Aviation, l'exécutif belge a parallèlement décider de commander 442 véhicules blindés à un consortium de trois industriels français, pour un montant d'environ 1,5 milliard d'euros, a annoncé vendredi la ministre française des armées Florence Parly. 
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Dans le détail, le contrat passé auprès de Nexter Systems, Arquus et Thales concerne la fourniture de 60 blindés "Jaguar" et 382 véhicules de combat léger "Griffon", soit 442 véhicules au total. Pour la défense belge, ce programme de remplacement baptisé "Camo" ("capacité motorisée") consiste) consiste à rééquiper les unités de combats de la composante Terre de véhicules légers blindés.

Un marché de ... 477 blindés à l'origine

Mais cette bonne nouvelle pour l'industrie française est compensée par une réduction du volume de la commande par rapport à l'objectif initial. Le ministère belge de la défense, en juin 2017, avait évoqué un marché de 60 véhicules de combat médians "Jaguar" et 417 véhicules de combat légers "Griffon". Ces 477 blindés au total devaient être achetés avec les moyens de communication ainsi que les pièces de rechange.

En Belgique, toutefois, cette commande à destination des industriels français ne fait pas que des heureux. L'entreprise belge CMI Group avait protesté en février 2018, rapporte la RTBF, critiquant par avance la "préférence française" du gouvernement pour ce marché. Son patron, Bernard Serin, estimait "qu'il n'est pas normal que l'industrie belge ne soit pas considérée, ne soit pas envisagée dans ce programme. Nous ne craignons pas la concurrence ni la compétition en terme de prix et en terme de performance." 

F.Bergé