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Kem One: plusieurs marques d'intérêt

Le site du chimiste Kem One à Lavera

Le site du chimiste Kem One à Lavera - -

Les lettre d'intention devaient être déposées avant vendredi minuit pour la reprise des activités dites "aval" du chimiste, en redressement judiciaire depuis le 27 mars.

Le préfet de la région Rhône-Alpes Jean-François Carenco a fait part samedi de "l'existence de plusieurs lettres de marque d'intérêt" pour la reprise du groupe chimique Kem One, placé en redressement judiciaire depuis le 27 mars. Il n'a toutefois pas donné les noms des repreneurs potentiels.

Cette annonce intervient alors que s'est achevé vendredi à minuit le délai fixé par le tribunal de commerce de Lyon pour la remise à l'administrateur judiciaire des lettres d'intention par les éventuels repreneurs.

Offre de la CGT

De son côté, la CGT a indiqué samedi avoir fait parvenir à l'administrateur judiciaire une lettre d'intention portant sur la création, autour de Kem One, d'un consortium réunissant l'Etat et des opérateurs privés.

Selon Jérôme Guillemin, délégué central CGT de Kem One, "l'idée de ce consortium est d'agglomérer des entreprises qui partagent une communauté d'intérêts avec Kem One, et qui peuvent être de grosses sociétés comme Arkéma, Total, LyondellBasell ou EDF, mais aussi des structures plus petites comme le Grand Port de Marseille".

Ce consortium, a-t-il précisé à l'AFP, pourrait être bâti sur le même modèle que la filiale du grand port de Marseille, Fluxel, l'opérateur des terminaux pétroliers de Fos et Lavera.

1.300 postes concernés

Le groupe Kem One, dont le siège est à Lyon, est né de la cession par le chimiste Arkema de son pôle vinylique au financier américain Gary Klesch en juillet 2012.

Il emploie 1.800 personnes en France sur plusieurs sites, principalement en Paca (Lavéra, Fos-sur-Mer, Saint-Auban) et dans la région lyonnaise (Saint-Fons, Balan).

1.300 personnes sont concernées par la procédure de redressement judiciaire, les activités dite "aval", essentiellement la production de profilés en PVC, en étant exclues.

AFP