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Grève à la centrale à charbon de Gardanne

Le gouvernement a annoncé vendredi la nomination d'un "délégué à l'avenir des territoires de centrales à charbon".

Le gouvernement a annoncé vendredi la nomination d'un "délégué à l'avenir des territoires de centrales à charbon". - Boris Horvat - AFP

La CGT a mis en place un piquet de grève à l'entrée de l'usine située dans les Bouches-du-Rhône. Le syndicat exige un moratoire pour avoir le temps de mettre en place des "moyens de production complémentaires permettant de répondre aux besoins des usagers et de l'industrie".

Le personnel CGT de la centrale à charbon de Gardanne (Bouches-du-Rhône) a entamé samedi une grève reconductible, exigeant un moratoire sur la fermeture programmée du site, a-t-on appris de source syndicale et auprès de la direction.

La CGT a mis en place un piquet de grève à l'entrée de l'usine et érigé des tas de charbon, a précisé le responsable de la centrale Jean-Michel Trotignon, selon lequel la grève n'a pour l'instant "pas d'impact" sur la production, les deux unités biomasse et charbon étant en maintenance actuellement.

Fermeture prévue en 2022

Alors que la priorité du gouvernement est de fermer les quatre dernières centrales à charbon du pays, considérées comme très polluantes, la CGT exige un moratoire "afin de se laisser le temps de trouver des solutions d'avenir pour une exploitation responsable du charbon et la mise en place de moyens de production complémentaires permettant de répondre aux besoins des usagers et de l'industrie", a-t-elle indiqué dans un communiqué publié samedi.

Le gouvernement a annoncé vendredi la nomination d'un "délégué à l'avenir des territoires de centrales à charbon", dont la fermeture est prévue d'ici 2022 par la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) présentée fin novembre.

"Refuser le moratoire sur le charbon revient à condamner 1.000 emplois et familles dans les Bouches-du-Rhône et plus de 5.000 en France", poursuit la CGT.

Il reste quatre sites en activité en France: deux d'EDF à Cordemais (Loire-Atlantique) et au Havre (Seine-Maritime), et deux autres de la société allemande Uniper à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle).

C.C. avec AFP