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Grâce à la diversité de ses marchés, le chimiste Arkema a bien résisté au deuxième trimestre

Sur BFM Business, son PDG Thierry Le Hénaff, met en avant la bonne tenue du pôle "Matériaux avancés" qui a terme doit devenir l'activité principale du groupe français.

Au vu du contexte, Thierry Le Hénaff, président-directeur général du chimiste Arkema se satisfait de la baisse de 15% de son chiffre d'affaires à 1,9 milliard d'euros au deuxième trimestre, un résultat "relativement atténué par rapport à ce qu'on peut voir dans notre industrie", commente-t-il sur BFM Business.

D'autant plus que "le résultat net qui est largement positif" à 286 millions d'euros même s'il baisse de 30% sur un an. "Arkema paradoxalement ressort de ce deuxième trimestre qui est un peu le trimestre de tous les dangers plutôt en très bonne forme même s'il faut rester prudent", poursuit-il.

Acteur pur des matériaux 

Le chimiste souligne notamment la quasi-stabilité au deuxième trimestre de son pôle "Matériaux avancés" (revenus en "léger recul" de 3,4%), qui pèse près du tiers des ventes du groupe, toujours dopé par l'intégration de l'américain ArrMaz (expert des agents de surfaces pour la culture, l'industrie minière ou infrastructures routières). 

Arkema entend d'ailleurs poursuivre son recentrage dans cette activité: "en 2024, nous serons un acteur pur des matériaux", explique le PDG.

Le pôle "Adhésifs" (24% du chiffre d'affaires) a quant à lui vu ses revenus reculer d'environ 13%.

"C'est vraiment la diversité (...) on est vraiment aujourd'hui très répartis dans différentes zones, entre l'Asie, les Etats-Unis, la France et le reste de l'Europe. La diversité géographique est très importante dans le monde d'aujourd'hui puisque chaque pays a des dynamiques très très différentes", poursuit Thierry Le Hénaff.

"Egalement diversité marchés, certains marchés ont bien performé (...) c'est vraiment la somme de nos marchés qui nous permet dans ce deuxième trimestre d'avoir une baisse de chiffre d'affaires qui est certes importante mais plutôt raisonnable par rapport à ce qu'on peut voir par ailleurs".

"Compte tenu des mesures progressives de levée de confinement (...), Arkema s'attend à ce que la demande continue de s'améliorer graduellement sur la seconde partie de l'année, tout en restant en retrait par rapport à l'an dernier", note cependant le groupe.

Le chimiste table ainsi sur un chiffre d'affaires en retrait d'"environ 10% (...) à périmètre et change constants" sur un an au troisième trimestre. La prudence reste néanmoins de mise: "Le rythme et l'ampleur de cette amélioration sont encore incertains à ce jour".

Olivier Chicheportiche avec AFP