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GE compte supprimer 765 emplois en France

Le groupe américain va tailler dans les effectifs des activités énergétiques d'Alstom, reprises en 2014. GE assure toutefois que le site de Belfort ne sera pas touché.

Voilà qui devrait mettre à mal l'une des promesses faites par General Electric (GE) au gouvernement français lors de sa reprise des activités Énergie d'Alstom, au printemps 2014. Le groupe américain avait assuré qu'il créerait 1.000 emplois sur trois ans.

Or, ce mercredi 13 janvier, General Electric a annoncé à l'AFP qu'il allait supprimer 6.500 emplois (sur un total de 35.000) en Europe, dont 765 en France, confirmant partiellement une information de L'Est Républicain. Et les destructions de postes dans l'Hexagone auront justement lieu au niveau des activités Énergie d'Alstom.

"En France, 765 personnes seront impactées, sur un peu moins de 9.000, essentiellement au siège de Levallois et dans les activités grid (réseaux électriques, NDLR)", a ainsi déclaré un porte-parole de GE. "En France, le site de Belfort ne sera pas touché, ni les activités dans les énergies renouvelables", a précisé le porte-parole, insistant sur le fait que le groupe maintenait son engagement de créer au final 1.000 emplois nets dans l'Hexagone.

À ce titre le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a précisé que l'exécutif serait le "comptable" des engagements GE. En d'autres termes le groupe américain a intérêt à les honorer.

Essentiellement des départs volontaires

Dans le pays, "les consultations avec les comités d'entreprise démarrent aujourd'hui et le processus s'étendra sur deux ans. Nous avons pris des engagements de reclassement et les suppressions de postes se feront essentiellement par départs volontaires", a-t-il précisé.

Des pays non européens seront également touchés par cette restructuration, que General Electric justifie par un contexte énergétique déprimé, mais le groupe n'a pas confirmé le chiffre de 10.000 suppressions de postes dans le monde avancé par le quotidien L'Est Républicain.

"Sur le long terme, nous restons persuadés que le mariage de GE et d'Alstom nous rendra plus forts pour aborder ce marché", a assuré le porte-parole.

J.M. avec AFP