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Des salariés de la Fonderie de Bretagne vont rencontrer des dirigeants de Renault

Les salariés de la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan, sont en grève depuis plus de trois semaines.

Les salariés de la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan, sont en grève depuis plus de trois semaines. - Fred TANNEAU © 2019 AFP

En grève depuis plus de trois semaines, les salariés de la Fonderie de Bretagne (Morbihan) demandent à rester dans le groupe Renault qui a mis en vente leur usine.

Des représentants des salariés de la Fonderie de Bretagne, en grève depuis plus de trois semaines, vont rencontrer mercredi près de Rennes des dirigeants du groupe Renault qui a mis en vente leur usine, a appris l'AFP de sources concordantes. "L'ordre du jour de la réunion porte sur la reprise d'activité (de la Fonderie, ndlr) mais ils sont d'accord pour discuter sur la base de nos revendications", a déclaré Maël Le Goff, délégué CGT du site de Caudan (Morbihan), près de Lorient.

Le groupe Renault a précisé à l'AFP que Jérôme Moinard, directeur industriel mécanique, et Maximilien Fleury, responsable des relations sociales, participeront à cette réunion. Elle doit se tenir à 15H00 à Cesson-Sévigné, près de Rennes. En grève depuis le 27 avril, les salariés demandent à rester dans le groupe Renault et le retour à Caudan des volumes de production qui ont été délocalisés à l'étranger.

Quatrième semaine de grève

Mercredi matin, les grévistes ont mené une opération escargot sur la voie express RN165, dans le sens Vannes-Lorient, occasionnant une dizaine de kilomètres de bouchon. Au même moment, des forains réclamant l'autorisation de reprendre leur activité menaient eux aussi une opération escargot sur la même route mais dans le sens opposé.

Les salariés de la Fonderie de Bretagne entament leur quatrième semaine de grève alors que le groupe Renault a annoncé le 11 mars dernier la mise en vente de l'usine afin de "pérenniser les activités et les emplois". Installée près de Lorient depuis 1965, la Fonderie de Bretagne, qui compte à présent 350 salariés, fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d'échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesse.

J. Br. avec AFP