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Crash d’Ethiopian Airlines: première plainte d’une famille française contre Boeing

Domiciliée aux États-Unis, cette Française a décidé de porter plainte contre l'avionneur américain après la mort de son mari dans le crash du Boeing 737 MAX d'Ethiopian Airlines le 10 mars dernier.

C’est un combat qui promet d’être long. Un "combat contre Goliath", selon les mots de Nadège Dubois-Seex, veuve de Jonathan Seex, entrepreneur de 45 ans de nationalité suédoise et kényane mort lors du crash du Boeing 737 MAX du vol 302 d’Ethiopian Airlines le 10 mars dernier. Ce mardi, elle a annoncé lors d’une conférence de presse porter plainte contre l’avionneur américain.

Devant la presse, elle s’est dit "ravagée" et a fait part de son immense colère car ce drame aurait, selon elle, pu être évité alors que le crash d’un Boeing 737 MAX de la Lion Air avait déjà eu lieu cinq mois plus tôt en Indonésie.

"Mon mari faisait partie de ces 157 passagers du vol Ethiopian Airlines 302. Nous sommes perdus face à l’incompréhension, aux interrogations innombrables. Comment une telle chose a-t-elle pu se produire? Comment a-t-on pu laisser se produire un drame qui était par définition évitable? Comment a-t-on pu rester sourd à toutes les inquiétudes remontées et problèmes connus avant ces deux accidents?", a déclaré Nadège Dubois-Seex.

Boeing a révisé son logiciel

La plaignante sera représentée par trois avocats américains qui s’occupent déjà d’une douzaine de familles de victimes de plusieurs nationalités, notamment kenyane et polonaise. Ils réclament 276 millions de dollars de dédommagement pour chaque victime.

Cloué au sol depuis deux mois, le 737 MAX de Boeing avait été mis en cause pour son système anti-décrochage. L’avionneur a annoncé il y a quelques jours avoir achevé la mise à jour du système dans ses appareils. Samedi, il a également reconnu des défauts dans le simulateur de vol du 737 MAX qui était incapable de reproduire certaines conditions de vol. Là encore, il a assuré avoir apporté les changements nécessaires permettant d’améliorer à l’avenir la formation des pilotes sur simulateur.
Paul Louis