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Comment le futur patron de la SNCF prévoit de "sauver" les petites lignes

Les sénateurs de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable ont entendu Jean-Pierre Farandou, candidat aux fonctions de Président du Directoire de la SNCF.

Les sénateurs de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable ont entendu Jean-Pierre Farandou, candidat aux fonctions de Président du Directoire de la SNCF. - Capture Vidéo Sénat

Auditionné au Sénat, Jean-Pierre Farandou, candidat à la présidence de la SNCF, a réaffirmé l'engagement de l'entreprise publique à trouver des options originales avec les collectivités pour financer et baisser les coûts de régénération des petites lignes ferroviaires en région.

"Il y a un attachement très fort des Français aux petites lignes ferroviaires. À chaque fois qu'on veut y toucher, il y a des réactions très fortes" a tenu à rappeler Jean-Pierre Farandou, candidat à la présidence du directoire de la SNCF, lors de son audition devant les sénateurs (extrait de son intervention sur le site senat.fr, de 10:36:23 à 10:38:24)

"Les lignes de desserte fine du territoire sont importantes. Il faut engager des ressources pour les régénérer. Il y a eu un effort de fait. On est passé de 150 millions d'euros par an à 300 millions" a ajouté le futur patron de la SNCF qui attend beaucoup du futur rapport de François Philizot, lequel mène une mission sur les petites lignes. "Il nous éclairera peut être sur les politiques à conduire et les moyens à y consacrer avec la part de l'état et des régions" a-t-il ajouté à son sujet.

Convertir deux voies en une seule avec télécommande

Jean-Pierre Farandou a également quelques idées précises pour maintenir les petits lignes. Comment? En innovant sur l'approche technique de l'exploitation de ces liaisons. "Ces lignes ne sont pas qu'un sujet d'infrastructure. Il s'agit aussi d'un sujet de service. Les deux sont liés. Par exemple, si vous avez une double voie et que vous avez finalement peu de trains à faire circuler, peut-être qu'un passage à voie unique performant avec télécommande, peut suffire. En termes de coût ce n'est pas du tout pareil selon qu'on doit régénérer une voie ou deux. Les budgets ne sont pas les mêmes" a t-il affirmé devant les sénateurs.

"Vous avez aussi un exemple réussi sur la côte Bleue entre Marseille et Fos-sur-Mer. En ajustant le projet d'infrastructures au projet de service régional, on a pu baisser les coûts de 20%. On voit bien que la clé c'est la capacité à s'adapter à des projets locaux, à des ambitions locales, y compris sur les normes techniques. Il ne faut pas appliquer les grands référentiels nationaux. Il faut être capable de les ajuster à des réalités locales" a-t-il conclu à ce sujet.

Frédéric Bergé