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Cette PME angevine va ouvrir une deuxième usine de masques en France

La PME angevine installe actuellement une nouvelle unité de production de masques, près d'Angers, pour faire face à un carnet de commandes qui déborde.

La PME angevine installe actuellement une nouvelle unité de production de masques, près d'Angers, pour faire face à un carnet de commandes qui déborde. - Loïc Venance-AFP

Le fabricant de masques Kolmi Hopen, dont l'usine près d'Angers a reçu la visite d'Emmanuel Macron durant le confinement, a décidé d'ouvrir un autre site de fabrication dans des locaux désaffectés, situés aux environs. Un investissement qui créera 50 emplois.

Si certains producteurs de masques Made in France commencent à avoir du mal à écouler leur production, ce n'est pas le cas de tous les acteurs. L'unique usine de Kolmi Hopen, filiale du groupe canadien Medicom, continue elle de tourner à plein régime.

Ce site industriel, situé à Saint-Barthélémy d'Anjou près d'Angers, le plus important en France dédié à ces masques de protection, tourne 24 heures sur 24 pour accroître sa production. Il produisait, fin mars, chaque jour 270.000 masques FFP2 (soit près de 2 millions par semaine) et 450.000 masques chirurgicaux (3 millions par semaine). Tous les éléments, de l'élastique au masque, sont fabriqués en France.

Masque sur le visage, charlotte sur la tête et en blouse de protection, Emmanuel Macron avait même visité cette usine, le 31 mars dernier, en pleine polémique sur le manque de ces protections face au coronavirus.

Un carnet de commandes plein

"Notre carnet de commandes est plein jusqu’en avril 2021" explique Gérard Heuliez, le directeur général de ce fabricant, au Journal des entreprises, lequel révèle la réalisation en cours d'une nouvelle unité de production dans les environs du premier site.

Celle-ci ouvrira d’ici quelques semaines, toujours près d'Angers, dans un bâtiment de 5.000 mètres carrés, laissé par une entreprise qui a quitté le site. Les bâtiments sont déjà en travaux depuis quelques semaines. 

"Cette installation était indispensable car l’activité depuis le début de la crise est intense et notre usine actuelle est saturée" explique le dirigeant de Kolmi-Hopen en France.

Cette deuxième unité de production devrait employer 50 personnes s'ajoutant aux 210 salariés actuels, qui n'étaient qu'une centaine, début janvier 2020.

Frédéric Bergé