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Coronavirus: cette PME angevine produit les millions de masques sanitaires qu'on lui réclame

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L'usine de la firme Kolmi-Hopen qui fabrique près d'Angers des masques sanitaires - masques chirurgicaux et masques de protection - croule sous les demandes en raison de l'épidémie de coronavirus. Une demande exponentielle face à laquelle s'organise cette PME.

L'épidémie de Coronavirus met cette entreprise angevine sous tension car ... elle peine à suivre la très forte demande pour les masques de protection qu'elle fabrique. "Dans une période normale, on fabrique plus de 150 millions de masques médicaux par an et plus de 20 millions de masques de protection par an. Aujourd'hui, avec la demande qui est exponentielle, on aurait des demandes pour faire plus de 500 millions de masques tous confondus", a expliqué Gérald Heuliez, directeur général de Kolmi-Hopen.

"Nous avons appelé l’inspection du travail pour passer en 5x8 et travailler le week-end" , poursuit le directeur général, interrogé par Ouest-France.

Dans cette entreprise qui produit jusqu'à un million de protections par jour sur ses chaînes de production, les masques défilent au kilomètre. Rangés dans des cartons, les protections médicales rejoignent ensuite un vaste lieu de stockage, et certaines partiront dès lundi 3 février vers l'Asie, la France et le reste de l'Europe.

Une PME d'une centaine de salariés

Cette PME installée à Saint-Barthélemy-d'Anjou, en périphérie d'Angers, est associée au groupe canadien Medicom et emploie actuellement 102 salariés. Elle espère embaucher une trentaine de personnes dans les jours qui viennent pour faire face à une demande internationale liée au coronavirus.

Selon son directeur général, la Chine et Taïwan qui habituellement "doivent fournir plus de 80% du marché mondial" en masques de protection et masques chirurgicaux, ont arrêté leurs exportations pour dédier l'ensemble de leur production de masques aux besoins locaux, expliquant l'actuelle pression qui pèse sur une usine comme la sienne.

Les produits demandés sont les masques chirurgicaux, habituellement portés par les chirurgiens pour protéger le champ opératoire et les masques de protection, qui sont plus serrés au niveau du visage et habituellement utilisés pour se protéger de très fines particules, par exemple dans un environnement où l'on manipule du bois ou de la farine, a-t-il détaillé.

Ce sont des fibres de polypropylène (et non de papier) qui composent le masque, a indiqué Gérald Heuliez, expliquant que 70% des matières premières qu'il utilise viennent de France.

Frédéric Bergé avec AFP