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Bernard Charlès (Dassault Systèmes): "personne ne fait le marketing de l'Europe"

Bernard Charlès, le PDG de Dassault Systèmes, était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 25 avril.

Bernard Charlès, le PDG de Dassault Systèmes, était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 25 avril. - -

Au lendemain de la présentation des résultats du groupe, le président directeur général de Dassault Systèmes, a expliqué sur BFM Business ce 25 avril, le sens du futur statut européen que va prendre l'entreprise.

Dassault Systèmes a confirmé, jeudi, ses objectifs 2014, et publié un chiffre d'affaires en hausse de 4%, à plus de 500 millions d'euros au premier trimestre. Ce vendredi 25 avril, son patron, Bernard Charlès, expliquait sur BFM Business pourquoi le groupe va prendre le statut d'entreprise européenne.

"Nos premiers clients étaient aux Etats-Unis et au Japon", rappelle le PDG du groupe qui a voulu se construire "sur le modèle d'IBM". "La répartition de nos effectifs est en Europe, nous avons fait sept ou huit acquisitions en Allemagne", poursuit-il.

"L'identité européenne, dans l'espace économique le plus important au monde, qui exporte et qui importe le plus, est une façon de porter notre présence dans le monde", argumente-t-il encore.

Un choix fiscal? "C'est plus compliqué que cela"

La question de la fiscalité des entreprises a-t-elle joué un rôle dans ce choix? Il est vrai que "l'impôt sur les sociétés est à 38% en France, quand il est à 22% en Grande-Bretagne", reconnaît Bernard Charlès, qui réflechissait à quitter l'Haxagone en mars 2013.

Devenir une société européenne résout-il le problème? "C'est plus compliqué que cela. Il y a les problèmes de propriété intellectuelle, d'où vous émettez vos services", indique-t-il en guise de réponse.

Le PDG de Dassault Systèmes ne s'attarde pas sur ces questions. "Il faut être fier d'être européen, on a besoin de plus d'Europe, d'autant qu'on ne sait pas nécessairement gérer nécessairement comme il faut notre pays", assène-t-il.

Il regrette en outre l'absence d'un "marketing de l'Europe": "personne ne rappelle qu'elle a le produit régional brut le plus élevé du monde", déplore-t-il. "Il faut être ambitieux", martèle-t-il. Par exemple, c'est selon lui "le moment de parler d'harmonisation".

N.G. et BFM Business