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Areva va continuer d'exploiter l'uranium du Niger

Areva est dépendant du Niger.

Areva est dépendant du Niger. - -

Le Niger a finalement accepté de renouveler ses accords avec la société française. Même si les termes de ces accords restent inconnus.

Une bonne nouvelle pour Areva. Au Niger, le gouvernement ouvre la porte à un renouvellement des accords entre les deux pays. Ces accords permettraient au Français de continuer d'exploiter ses mines d'uranium.

Les deux parties avaient engagé un bras de fer sur les modalités du renouvellement de ce partenariat indispensable pour les deux parties. Un bras de fer qui était en fait un jeu de dupes, car fondamentalement Areva et les autorités nigériennes étaient condamnés à s'entendre.

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde. Mais son rang de quatrième producteur mondial d'uranium en fait un acteur incontournable pour Areva.

Baisse du prix de l'uranium

Or fin décembre, alors que les accords étaient automatiquement reconduits jusque là, le ton avait changé du côté du pouvoir local. Le gouvernement nigérien revendiquait le droit de renégocier ses conditions d'exploration. En clair, d'imposer une plus grande redevance sur le chiffre d'affaire réalisé par Areva.

Impossible, déclarait Areva, qui considérait qu'une remise en cause de ses avantages rendrait cette exploitation financière moins intéressante. D'autant que, selon le Français, le prix du kilo d'uranium a fortement baissé l'année dernière.

Difficile de savoir la nature de l'accord passé entre les deux parties. En tout cas même si Areva semblait en position de force, il n'avait pas non plus trop intérêt à se fermer les portes du marché nigérien. Le parc nucléaire français est trop dépendant de cet uranium.

Et Areva ne dispose aujourd'hui que de deux autres marchés d'approvisionnement: le Canada et le Kazakhstan.

Guillaume Paul