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Areva prêt à faire entrer des Chinois dans son capital

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- - Charly Triballeau - AFP

Le président du conseil d'administration d'Areva, Philippe Varin, a indiqué que la participation d'investisseurs chinois à la recapitalisation du groupe était une option.

Areva, confronté à de grosses difficultés depuis maintenant des mois, a besoin d'argent frais. Une des options envisagées: faire entre des Chinois au capital du spécialiste de l'atome.

Philippe Varin, le président du conseil d'administration a, en effet, affirmé que "la Chine fait partie des options possibles pour une recapitalisation" lors d'une audition en commission à l'Assemblée nationale. Une solution qui fait penser à celle employée dans son ex-groupe, PSA, dont le groupe chinois Dongfeng a repris 14% quand le constructeur était à la peine.

Areva, détenu à près de 87% par l'Etat français, a prévu de présenter d'ici à la fin juillet un plan de financement. Ce plan devrait inclure la cession de son activité réacteurs nucléaires à EDF, validée par l'Etat le 3 juin. Le gouvernement a en outre indiqué qu'il recapitaliserait Areva "en investisseur avisé, à la hauteur nécessaire".

EDF doit revoir son offre, et être plus solidaire

Sur le rapprochement avec EDF, le prix bloque toujours, et Areva entend bien faire monter les enchères. L'énergéticien français a déposé le 22 mai une offre indicative de rachat d'Areva NP, qui atteint selon la presse un peu plus de deux milliards d'euros, à comparer avec une valorisation de 2,7 milliards d'euros dans les comptes d'Areva.

L'offre doit être revue, a déclaré le président du conseil d'administration d'Areva, Philippe Varin. "Il faut qu'il y ait une négociation équitable avec EDF sur la valorisation d'Areva NP. EDF a fait une proposition, cette proposition doit être revue", a-t-il martelé. Areva a justement mis en place un comité ad hoc pour estimer une valorisation "acceptable" dans le cadre du projet de prise de contrôle de son activité réacteurs nucléaires par EDF, a déclaré Philippe Varin.

Concernant le chantier de l'EPR finlandais, qui a multiplié les retards et surcoûts ces dernières années, Philippe Varin a souhaité un "partage équitable du risque" avec EDF. Le dirigeant a également jugé que le niveau de coopération entre Areva et EDF devait changer radicalement pour aboutir à un accord entre les deux groupes d'ici à un mois, comme demandé par l'Etat.

N.G. avec agences