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Guillaume Pépy: pour créer son entreprise, l'argent "n'est pas vraiment le problème"

L'ancien patron de la SNCF succède à Louis Schweitzer à la tête du réseau associatif Initiative France, qui affiche des résultats spectaculaires en matière de créations de PME. "Trois ans après, il y a 92% des entreprises qui ont été créées avec notre aide qui sont encore en activité" explique-t-il sur BFM Business.

Et si c'était le moment de créer son entreprise ? Alors que les plans sociaux se succèdent, certains salariés pourraient être tentés de lancer leur propre PME. "En France, il y a énormément d'inhibition" juge l'ancien patron de la SNCF, Guillaume Pépy, invité ce mardi sur le plateau de 12H, l'Heure H. Celui qui ne souhaitait pas faire "le mandat de trop" dans le public, a repris les rênes d'Initiative France, un puissant réseau associatif d'aide à la création d'entreprises, succédant ainsi à Louis Schweitzer.

"Combien on rencontre de gens qui se disent : 'ah, je créerai bien ma boîte'? Seulement la phrase qui suit, c'est : un, je n'ai pas les sous, deux je vais me casser la figure" poursuit-il. L'idée d'initiative France est donc de profiter des 20.000 bénévoles pour cadrer son projet et assurer la pérennité de la nouvelle PME.

Seulement 8% de faillites

"Quand vous avez un truc fiscal auquel vous ne comprenez rien et bien vous avez un parrain et une marraine" explique-t-il. "Si j'ai un problème de trésorerie, je n'arrive pas à m'en sortir, je vais voir aussi l'association. C'est ça l'idée!"

Surtout Initiative France propose aussi des prêts "pour que l'argent ne soit pas un obstacle" à la création d'entreprises. "Quand il y a l'idée et le projet, (…) l'argent, ce n'est pas vraiment le problème." Concrètement, un nouvel entrepreneur peut obtenir un "prêt d'honneur d'environ 10.000 euros" qui lui permettra d'obtenir "automatiquement" un prêt plus large, en moyenne de 100.000 euros auprès des banques, assure Guillaume Pépy. "L'examen de passage, il ne se fait qu'une seule fois."

"Trois ans après, il y a 92% des entreprises qui ont été créées avec notre aide qui sont encore en activité" assure l'ex-patron de la SNCF. "Et les banques et les assurances jouent le jeu."
Thomas Leroy