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Vers un risque de pénurie d'électricité en hiver 2015?

La France pourrait avoir des difficultés d'approvisionnement à l'hiver 2015

La France pourrait avoir des difficultés d'approvisionnement à l'hiver 2015 - Charly Triballeau - AFP

RTE, le gérant des réseaux de transport d'électricité en France, a indiqué, ce mercredi 10 septembre, que les besoins risquent de ne plus être couverts correctement fin 2015. Un problème lié notamment à l'arrêt de centrales à charbon et au fioul.

RTE tire la sonnette d'alarme. Ce mercredi 10 septembre la filiale d'EDF, qui gère les réseaux de transport d'électricité, a indiqué que les besoins de la France risquent de ne plus être couverts correctement à partir de l'hiver 2015.

Dans son bilan prévisionnel 2014, RTE prédit ainsi "une dégradation de la sécurité d'approvisionnement électrique en France durant les hivers allant de 2015 à 2018".

Le président du directoire de RTE, Dominique Maillard, a estimé sur BFMTV, qu’"il ne fallait pas chercher les causes (de ces problèmes, ndlr) dans une progression inopinée de la consommation de l'électricité".

Au contraire ce phénomène est lié à "une réduction de l'offre qui est pour partie due aux résultats de mesures connues depuis longtemps, c’est-à-dire la mise en œuvre des directives européennes qui conduisent au retrait et au déclassement de centrales fioul et charbon", a-t-il expliqué.

Des pistes pour résoudre le problème

"Cela se cumule avec un phénomène économique que l'on connaît déjà depuis l'an dernier mais qui a des impacts tangibles cette année: des producteurs ont annoncé qu'ils allaient retirer de la production un certain nombre d'installations fonctionnant au gaz", a-t-il poursuivi.

Devant, cette fois, plusieurs journalistes, Dominique Maillard a énoncé plusieurs solutions. Il a ainsi évoqué la mise aux normes, encore non décidée, de centrales au fioul pour une capacité totale de 3.800 MW (mégawatt); ou encore le retour en exploitation éventuel de centrales à gaz "mises sous cocon" (désaffectées, mais maintenues en état de fonctionnement) pour 1.300 à 1.700 MW.

Et, enfin, le développement de nouvelles capacités dites d'effacement, qui permettent à des clients volontaires de réduire ou reporter leur consommation électrique contre rémunération.

J.M. avec AFP