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Total investit dans la construction d'un vapocraqueur aux États-Unis

Le groupe français va s'associer avec Borealis et Nova pour développer ses activités pétrochimiques avec la construction d'un vapocraqueur de 1,7 milliard de dollars.

Le groupe Total a annoncé ce mardi qu'il allait créer avec l'autrichien Borealis et le canadien Nova une coentreprise dont il détiendra 50%, pour développer ses activités pétrochimiques au Texas (sud des Etats-Unis), notamment la construction d'un vapocraqueur de 1,7 milliard de dollars.

L'accord prévoit la création fin 2017 d'une coentreprise qui sera détenue à 50% par le géant pétrogazier français "en vue de construire, sur la côte américaine du golfe du Mexique, un vapocraqueur sur base éthane ainsi qu'une nouvelle usine de polyéthylène de technologie Borstar", a précisé le groupe dans un communiqué. Le vapocraqueur aura une capacité d'un million de tonnes d'éthylène par an et sera construit à Port Arthur, où Total exploite déjà une raffinerie et un vapocraqueur codétenu avec l'allemand BASF. Son démarrage est prévu en 2020. 

Construction d'une nouvelle usine

Port Arthur est l'une des six grandes plateformes intégrées de raffinage-chimie considérées comme clés par Total, avec celles de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), Anvers (Belgique), Jubail (Arabie saoudite), Daesan (Corée du Sud) et Ras Laffan (Qatar). La future coentreprise comprendra également l'usine existante de polyéthylène de Total à Bayport, d'une capacité de 400.000 tonnes par an, et la construction d'une nouvelle usine de polyéthylène de 625.000 tonnes par an sur ce site. Cette dernière fera l'objet d'une décision finale d'investissement fin 2017. 

"Après des investissements significatifs dans le GNL (gaz naturel liquéfié) et le gaz de schiste américains, cet investissement de près de 2 milliards de dollars montre notre volonté de renforcer notre présence aux États-Unis où nous sommes depuis 60 ans et où nous avons plus de 6.000 collaborateurs", a expliqué le PDG de Total dans le communiqué. Le groupe a précisé que l'abondance du gaz américain du fait du boom des hydrocarbures de schiste permettait au secteur de la pétrochimie "d'accéder à une énergie à bas coût pour alimenter les usines et à une matière première bon marché". 

P.L avec AFP