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Selon Trump, l'Arabie Saoudite va augmenter sa production de pétrole

L'Opep a avalisé le 23 juin avec la Russie et ses autres partenaires -un groupe de 24 pays qui assurent plus de 50% de la production mondiale d'or noir- le principe d'une hausse de production.

L'Opep a avalisé le 23 juin avec la Russie et ses autres partenaires -un groupe de 24 pays qui assurent plus de 50% de la production mondiale d'or noir- le principe d'une hausse de production. - Marwan Naamani-AFP

Selon le président américain, le roi Salmane d'Arabie saoudite a accepté sa demande d'augmenter la production de pétrole pour calmer les tensions sur le marché qui ont grimper le prix du brut.

Le président Donald Trump se félicite que l'Arabie saoudite ait accédé à sa demande d'augmentation de la production de pétrole. Dans un tweet dont il la secret (cf illustration ci-dessous), le président américain explique: "viens de parler avec le roi Salmane d'Arabie saoudite et lui ai expliqué que, en raison des tensions et dysfonctionnements en Iran et au Venezuela, je demande que l'Arabie saoudite augmente la production de pétrole, peut-être de 2.000.000 de barils, pour combler la différence", ajoutant: "Les prix sont trop hauts! Il est d'accord".

L'agence de presse officielle saoudienne a précisé ce samedi 30 juin que l'appel téléphonique avait été initié par le président américain et que les deux hommes avaient évoqué "la nécessité de faire des efforts de façon à préserver la stabilité du marché du pétrole et la croissance de l'économie mondiale". Les deux dirigeants ont aussi parlé "des efforts des pays producteurs pour combler les éventuelles insuffisances dans les approvisionnements", selon la même source saoudienne.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait avalisé le 23 juin avec la Russie et ses autres partenaires --un groupe de 24 pays qui assurent plus de 50% de la production mondiale d'or noir-- le principe d'une hausse de production.

Selon l'Arabie saoudite et la Russie, cela représenterait une hausse d'"un million de barils par jour", ce qui répondrait à la hausse attendue de la demande mondiale.

Le cartel pétrolier et ses alliés sont liés depuis fin 2016 par un pacte de limitation de la production pour faire remonter les cours. Ce qui a semble-t-il fonctionné puisque le baril de Brent, référence sur le marché mondial, est passé d'environ 50 dollars fin 2016 à plus de 80 dollars en mai.

Mais les experts ont jugé que la hausse décidée il y a une semaine était trop "vague" pour peser de manière importante sur les cours et répondre aux injonctions de Donald Trump de faire baisser les prix pétroliers pour l'été.

Données très sensibles aux Etats-Unis dans la mesure où elles influent beaucoup sur le moral de la population, les prix du carburant à la pompe ont fortement augmenté ces derniers mois. Et les Américains se préparent à partir en vacances d'été avec leurs véhicules.

F.B avec AFP