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Rosneft va bien devenir le grand géant russe du pétrole

Rosneft va ainsi devenir le premier producteur pétrolier coté en Bourse

Rosneft va ainsi devenir le premier producteur pétrolier coté en Bourse - -

La compagnie pétrolière britannique BP cède ses parts dans TNK-BP au numéro un russe Rosneft, qui du coup s’empare de la totalité de cette entreprise. Cette opération permet à Rosneft de devenir le plus grand producteur pétrolier coté en Bourse.

Le Russe Rosneft va bien devenir le nouveau grand géant du pétrole. Ce lundi 22 octobre, le groupe pétrolier britannique BP a annoncé avoir trouvé un accord pour lui vendre les 50% qu’il détient dans la coentreprise anglo-russe TNK-BNP. Rosneft, s’est également entendu avec le consortium de milliardaires russes AAR, qui détient l’autre moitié des parts de TNK-BP.

Igo Setchine, président de Rosneft, chiffre l’ensemble de l’opération à 61 milliards de dollars.

D’un côté la transaction avec BP va représenter 33 milliards de dollars. Cette opération, très complexe va, in fine, permettra à BP de détenir 19% du capital de Rosneft. Dans un premier temps BP va céder ses 50% de TNK-BP à Rosneft en échange de cash et d’actions représentant 12,84% du capital de l’entreprise russe. Dans un deuxième temps BP, rachètera 5,66% supplémentaires des actions de Rosneft.

De l’autre côté, l'opération entre Rosneft et AAR représentera 28 milliards de dollars payés en cash. Ce dernier engagement reste toutefois encore soumis à l’accord des autorités.

Rosneft renforce du coup sa solidité financière

Globalement cette opération va permettre à Rosneft de contrôler près de la moitié du pétrole russe. Surtout, le groupe va extraire plus de quatre millions de barils de pétrole et de gaz par jour, ce qui le place devant le major américain du secteur, Exxon Mobil. Plus exactement Rosneft devient le plus grand producteur de pétrole côté en Bourse.

En outre, ce renforcement devrait permettre à Rosneft de financer plus facilement l’exploration de vastes réserves russes pour remplacer les gisements actuels, qui sont sur le déclin.

Julien Marion et Reuters