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Rétrospective sur trois tours écologiques du futur

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- - A Chicago, un gratte-ciel absorbe la pollution.

Conscients des problèmes de pollution, les maires des grandes métropoles promeuvent la construction de bâtiments plus  écologiques. Et les architectes sont prêts à toutes les audaces pour bâtir ces gratte-ciel du futur.

La hauteur a toujours été symbole de prestige. Et les gratte-ciel incarnent dans l’imaginaire commun la modernité, la réussite mais malheureusement également la consommation d’énergie. Mais si les gratte-ciel permettaient d'améliorer la qualité de l'air? Certains architectes débordent d’imagination. Zoom sur trois tours étonnamment écologiques. 

A Chicago, un gratte-ciel absorbe la pollution

Et si votre immeuble nettoyait l’air ambiant autour de lui? C’est le projet original qu'ont imaginé deux étudiants en architecture de Chicago. Danny Mui et Benjamin Sahagun. Leur projet comprend deux tours jumelles reliées par une passerelle. Leurs sommets filtreraient les polluants atmosphériques et les émissions de CO2. Les tours-passerelle, volontairement obliques, se situeraient au bord de l’autoroute Eisenhower, une autoroute urbaine animée où circulent jusqu’à 77.000 voitures par jour. Les concepteurs veulent réduire les émissions de carbone produites par ces véhicules en employant un système de filtrage sur le gratte-ciel, qui nettoierait l’air ambiant. Le processus impliquerait l’absorption du CO2 à proximité, qui alimenterait ensuite des algues cultivées sur le sommet des tours. Ces algues seraient ensuite transformées en biocarburant mis à disposition pour les voitures écologiques des habitants des deux tours. 

En outre, les gratte-ciel seraient aussi équipés d’une double protection extérieure, qui réduirait le bruit de la circulation pour les résidents.

Des tours en béton faites de bambou… à Singapour

A l'instar du roseau, le bambou plie mais ne rompt pas. Une propriété étonnante qui a motivé trois étudiants en architecture. Di Wang, Richard Mui et Alexandru Vilcu ont un objectif: utiliser le bambou comme matériau dominant.

Les étudiants utilisent le bambou comme une alternative visible à l’acier des gratte-ciel. Pour que cette tour de 440 mètres sorte de terre, il faudra réserver deux années de production d'une plantation de 1.000 hectares. A Paris, cette plante exotique a déjà séduit de nombreux architectes. 

Une tour organique qui s'auto-construit dans le ciel de Londres

Un gratte-ciel qui se construirait tout seul... C'est le pari des architectes du cabinet Chartier-Corbosson. Ils ont imaginé le London Organic SkyScraper.

L'idée est une tour qui se construirait avec les déchets que ses occupants rejettent. Les architectes ont développé une structure de recyclage auto-génératrice qui s’étend à mesure que la demande d’espace augmente. 

Selon les architectes, les occupants d’une tour produisent assez de déchets recyclables en une année, afin de "produire une surface de façade équivalente" à celle qu’ils occupent.

Khadria Fouad-Djama