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Quelques degrés en plus, ça change tout!

Tout au long de l’été, BFMTV vous propose un rendez-vous pour parler de notre planète et des secrets de son climat. "Apprendre, surprendre et comprendre", tel est le credo de cette chronique estivale.

Un climat plus chaud ? Pourquoi pas ! Avec 5 degrés en plus, c'est comme si la Côte d'Azur prenait ses quartiers à Paris, de quoi troquer les doudounes contre des t-shirts plus souvent. Si l'idée peut paraître séduisante, elle a eu par le passé de bien plus graves conséquences. C'est ce que nous explique notre journaliste météo, Fanny Agostini dans ce nouveau numéro de son rendez-vous de l'été. 

"Cinq petits degrés séparent notre climat actuel de la dernière ère glaciaire. Il y a 20.000 ans, la glace arrivait jusqu'à Marseille et il y avait des pingouins sur la Canebière. C'est véridique !"

Il existe en effet une grotte en Méditerranée, qui aurait pu être aussi célèbre que celle de Lascaux si son accès ne se trouvait pas englouti sous les calanques. Il s'agit de la grotte Cosquer. Sur ses parois, les hommes ont représenté le monde qui était le leur il y a des milliers d'années. Et, il faut le voir pour le croire : il y avait bien des pingouins marseillais !

Il a simplement fallu que la température moyenne mondiale augmente de cinq degrés pour que toute la glace fonde, que les océans augmentent leur niveau de 120 mètres et que toutes les moyennes latitudes deviennent cultivables. 

Une variation de quelques degrés, c'est un changement énorme

Si l'on remarque que le climat a toujours changé à travers les âges - avec ou sans l'action de l'homme d'ailleurs - depuis un siècle et l'avènement de l'ère industrielle, la machine climatique s'est emballée. Un dixième de degré a été gagné par décennie. En un siècle, on a donc gagné 1 degré de plus et le niveau des océans s'est élevé de 19 centimètres. 

Il n'y a pas de débat possible : l'Homme est bien responsable. Nous rejetons plus de souffre que tous les volcans réunis et plus de CO2 que ce que les végétaux peuvent en absorber. Ne pas agir, c'est laisser le thermostat s'emballer au-delà de 4 degrés avant la fin du siècle. 

Ce que l'on peut deviner, c'est qu'un changement trop rapide, trop brutal empêchera les espèces de s'adapter. Y compris l'espèce humaine...

Les rendez-vous de l'été BFMTV :

Retrouvez en vidéo toutes les chroniques de Fanny Agostini :

"2015, année climatique"

Fanny Agostini édité par A.M.