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planete-energies.com: pour apprendre et comprendre l’énergie

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- - Groupe Total

"Entre ces deux là, il y a visiblement de l’estime et une vraie complicité. Klidja Krouri et Jean-François Minster, respectivement responsable du site et directeur scientifique de Total sont les garants de la qualité de planete-energies.com. Une plateforme d’informations qui, depuis dix ans, mise sur la pédagogie pour parler des énergies. Regards croisés."
Comment est venue l’idée de planete-energies.com et quelle est sa -ou ses- cibles ?

Klidja Krouri: la création remonte à 2005. Elle est à l’initiative d’un collaborateur du groupe, un attaché de presse doublé d’un conseiller technique qui, en 2004, travaillait sur une exposition présentée par Total à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Pendant 7 à 8 mois, il a constaté que beaucoup d’enfants et de professeurs venaient avec beaucoup de questions. Chagriné par le fait que cette exposition se termine au bout de 8 mois, il a proposé de créer un site sur le pétrole et les énergies en général. Le Groupe a accepté et créé la première version de planete-energies.com !

La vocation initiale était donc très pédagogique. S’agissait-il de démystifier le sujet des énergies ou y avait-il une réelle appétence ?

Jean-François Minster: oui, l’essence même de ce site est la pédagogie. Nous avons à cœur d’expliquer ce sujet formidablement complexe qu’est l’énergie. En commençant par le pétrole et le gaz, notre métier.

Toutes les énergies ?

K.K.: bien sûr, même celles où Total n’est pas un acteur. Cela dit, le Groupe s’est beaucoup diversifié ces dernières années. Nous restons un acteur mondial dans le pétrole et le gaz, mais aussi dans l’énergie solaire ou photovoltaïque.

J.F.M.: je précise que Total opère des développements technologiques significatifs sur des énergies qui n’ont pas encore la visibilité du pétrole, du gaz ou du solaire. Je pense à la biomasse, aux smart-grids, aux batteries, à l’hydrogène et à quelques autres. Cela nous confère beaucoup de compétences technologiques et la capacité d’appréhender une grande partie des aspects de l’énergie. La spécificité de Total, c’est d’être compétent sur les technologies, mais aussi la production, les besoins, le marché ou les prix. Et, comme Total vend et distribue, nous connaissons bien les besoins et les usages des consommateurs partout dans le monde. Le sujet de l’énergie ne se cantonne pas uniquement du coté de la production. Je dirais même que la transformation, que le secteur de l’énergie est en train de connaître, se passe d’abord du côté des utilisateurs, et de leurs usages.

K.K.: au final, nous sommes légitimes à parler d’énergie sans jamais vouloir imposer un point de vue. Nous avons des regards particuliers. Nous les portons et nous les croisons. C’est cette démarche qui, nous semble-t-il, permet aux enfants de devenir citoyens.

En 10 ans les questions et les attentes ont-elles changé ?

K.K.: oui, au moins sur deux aspects. Le premier c’est que nous avons dû très rapidement traiter de l’énergie au sens large et pas uniquement des hydrocarbures. Ce souhait était exprimé par nos utilisateurs. Le deuxième, c’est le changement climatique qui est clairement devenu un « driver » de l’information qui nous est demandée.

J.F.M.: c’est assez compréhensible. Le citoyen-consommateur a besoin aujourd’hui de réponses face à ces questions et les entreprises de l’énergie ont un rôle essentiel à jouer : technologique et économique.

Comment est traité un sujet ?

K.K: le Conseil éditorial, composé d’experts issus d’autres entreprises de l’énergie, d’enseignants, d’institutions de l’énergie et présidé par Jean-François Minster, se réunit deux fois par an. Il permet de fixer les grandes orientations et de structurer le travail pour les six mois à venir. Nos experts nous aident à définir le regard sur les sujets et à les réorienter si besoin. Ensuite, nous réalisons, avec un journaliste, les articles qui doivent avoir plusieurs niveaux de lecture en fonction des âges et des connaissances de nos publics.

J.F.M.: le rythme que Klidja vous décrit ne nous empêche nullement de coller à l’actualité. J’ai en tête l’exemple du dossier consacré au nucléaire dont la sortie coïncidait avec la reprise des activités électronucléaires au Japon, après Fukushima. Nous nous devions d’en parler et d’expliquer le contexte spécifique japonais. C’est cette mise en perspective qui est si importante dans planete-energies.com. J’ajoute que nous ouvrons des tribunes pour confronter tous les points de vue, y compris aux contradicteurs comme certaines ONG environnementales. Nous sommes convaincus que l’ouverture et la multiplicité des regards fabriquent la crédibilité.

Quelles sont vos ambitions ?

J.F.M. [souriant]: Que planete-energies.com soit le site de référence pédagogique sur l’énergie !

K.K.: toujours plus d’ouverture sur l’international. Tout est mondial dans l’énergie : marchés, prix, production. Il faut aborder ce sujet sur cette échelle. Notre dernier dossier, qui décode la COP21, en est un bon exemple. Nous souhaitons que davantage d’experts internationaux rejoignent notre Comité éditorial. Nous y travaillons !

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