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"Pas de gaz de schiste" en France, promet Ségolène Royal

Ségolène Royal a assuré qu'il n'y aura pas d'exploitation du gaz de schiste en France tant qu'elle sera ministre.

Ségolène Royal a assuré qu'il n'y aura pas d'exploitation du gaz de schiste en France tant qu'elle sera ministre. - Patrick Kovarik - AFP

Il n'y aura pas d'exploitation du gaz de schiste, ni d'investigation sur cette source d'énergie tant que Ségolène Royal sera au gouvernement. La ministre de l'Ecologie a déclaré dimanche 28 septembre qu'il s'agissait d'une bulle spéculative.

Ségolène Royal a assuré dimanche 28 septembre qu'il n'y aurait pas d'exploitation de gaz de schiste, ni même d'investigation sur le gaz de schiste, tant qu'elle serait ministre de l'Ecologie.

Elle s'exprimait lors du "Grand Rendez-vous" Europe 1/Le Monde/I-Télé, en réponse à une question sur la prise de position de Nicolas Sarkozy en faveur d'une exploitation du gaz de schiste en France.

"Une bulle spéculative"

"Tous nos moyens publics et privés doivent être sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables", a-t-elle ajouté. "C'est une bulle spéculative, le gaz de schiste", a encore estimé Ségolène Royal. "Il n'est pas question à un moment où on a des ressources publiques rares d'investir dans des filières aléatoires et spéculatives."

"Les experts américains en reviennent du gaz de schiste. Il y a beaucoup de dégâts environnementaux, ensuite le coût s'est révélé beaucoup plus important que prévu", a-t-elle souligné. 

"Friches industrielles"

"On commence à voir aux Etats-Unis des friches industrielles scandaleuses, avec des riverains effarés, des poches de pauvreté et des poches de chômage" sur les sites d'exploitation abandonnés, a poursuivi la ministre.

Nicolas Sarkozy s'était prononcé jeudi, lors de son premier meeting à Lambersart (Nord), en faveur d'une exploitation du gaz de schiste en France. "Je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus, du point de vue de l'énergie, indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, c'est inacceptable", avait lancé l'ancien chef de l'Etat.

Sous son quinquennat, le Parlement avait pourtant voté en juillet 2011 une proposition de loi UMP de Christian Jacob qui interdisait le recours à la technique de fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste.

M. K. avec AFP