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Macron confiant sur le soutien de Londres au projet d’Hinley Point

Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie et des Finances.

Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie et des Finances. - AFP - Bertrand Guay

Jeudi, le conseil d'administration d'EDF a donné son feu vert au projet. Mais à la surprise de la direction du groupe public, le gouvernement britannique a repoussé sa décision à cet automne.

Le ministre de l'Économie s'est dit convaincu du soutien du gouvernement britannique à Hinkley Point, même si Londres a décidé de reporter à l'automne sa décision sur ce projet nucléaire controversé, dans Le Journal du Dimanche.

21,5 milliards d'euros

Le ministre britannique des Entreprises et de l'énergie, Greg Clark, avait surpris jeudi en déclarant que son gouvernement allait "examiner avec soin" le projet et ne rendrait pas sa décision finale avant le début de l'automne.

Cette annonce avait pris de court jusqu'au sommet même d'EDF, dont le conseil d'administration venait d'approuver le lancement de la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point -situé dans le sud-ouest de l'Angleterre-, un investissement de 18 milliards de livres, soit environ 21,5 milliards d'euros.

"Le nouveau gouvernement britannique a confirmé son engagement en faveur du nucléaire et du projet Hinkley Point. Il s'agit d'un délai naturel propre à un gouvernement qui arrive, qui devrait se terminer en septembre", a assuré Emmanuel Macron dimanche dans le JDD. "Je ne crois pas à un revirement de leur choix car leur équation énergétique n'a pas changé", a-t-il ajouté, rappelant la nécessité pour le Royaume-Uni de renouveler ses centrales "à l'horizon 2025".

Deux démissions pour opposition

"Je ne souhaite pas me placer dans l'hypothèse d'un abandon ni d'un revirement. On a déjà beaucoup de défis. Je ne tiens pas à ajouter une inconnue à l'équation", poursuit le ministre de l'Économie.

Soutenu par les syndicats britanniques, le projet Hinkley Point est vivement critiqué par leurs homologues français au sein d'EDF et une partie même de la direction, qui craignent notamment que le poids de l'investissement ne mette à mal la structure financière du groupe. La semaine dernière, l'un des administrateur d'EDF, Gérard Magnin, a démissionné à cause de son désaccord sur ce projet. Le directeur financier Thomas Piquemal avait fait de même début mars pour la même raison.

A.R. avec AFP