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Les professionnels du solaire supplient Bruxelles de rouvrir les portes à la Chine

L'association SolarPower Europe souhaite que l'Union européenne lèvent les barrières douanières mises en place sur les produits venus de Chine. (image d'illustration)

L'association SolarPower Europe souhaite que l'Union européenne lèvent les barrières douanières mises en place sur les produits venus de Chine. (image d'illustration) - Pixabay - Domaine Public

Installateurs, fabricants de panneaux ou encore développeurs de projets ont pris la plume pour dénoncer le maintien d'une mesure protectionniste qu'ils jugent pénalisante pour leur activité.

Bras de fer en vue entre l'Union européenne et les professionnels du solaire. Quelque 400 entreprises européennes du secteur, réunies au sein de l'association SolarPower Europe réclament la levée des barrières douanières appliquées aux produits chinois. 

Depuis 2013, les panneaux photovoltaïques ainsi que les modules solaires importés de Chine sont soumis à des droits de douane additionnels et à un prix plancher (fixé à 56 centimes d'euro par watt). Des mesures instaurées par l'Union européenne afin de protéger l'industrie locale de la concurrence du géant asiatique. 

Ce mécanisme, qui a permis à de nombreux fabricants de développer leurs activités, est désormais de moins en moins accepté par l'ensemble des professionnels (installateurs ...). 

Dans une lettre ouverte adressée à Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce, les sociétés signataires dénoncent des mesures qui "ont eu une conséquence négative imprévue sur toute la chaîne de valeur de l'industrie européenne au détriment de l'emploi, des investissements et du développement du solaire en Europe". 

Un politique qui "nuit au déploiement" de l'énergie solaire

Selon SolarPower Europe, le maintien de ces mesures de protectionnisme anti-chinois "nuit au déploiement d’un solaire compétitif" par rapport aux autres énergies. Alors même que les coûts de cette technologie sont en baisse constante partout dans le monde.

Auprès de l'AFP, certaines entreprises affirment souffrir des prix "artificiellement élevés" des modules et panneaux solaires importés, qui renchérissent leurs coûts, mais aussi celui des projets en développement.

En réponse au courrier qui lui a été adressé, Bruxelles a promis d’examiner l’avenir des règles en question. Un communiqué précise qu'une décision pourrait être prise d'ici mars 2017.

Antonin Moriscot Journaliste BFMTV