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Les Parisiens peuvent à nouveau utiliser leurs cheminées

Marche arrière sur l'interdiction des feux de cheminées en Île-de-France. (image d'illustration)

Marche arrière sur l'interdiction des feux de cheminées en Île-de-France. (image d'illustration) - Pernmith - Flickr - CC

La préfecture d'Île-de-France vient de modifier son plan de protection de l'atmosphère. En conséquence, les Franciliens peuvent à nouveau faire usage de leurs cheminées.

Soulagement pour les inconditionnels du feu de bois. Le feuilleton administratif précisant l'usage des cheminées en Île-de-France semble enfin prendre fin. 

Depuis le 15 décembre dernier, les Parisiens - comme tous les habitants des communes d'Île-de-France - sont donc autorisés à allumer un feu dans leur cheminée. Toutefois, plusieurs conditions sont à respecter pour les 800.000 ménages équipés. Il faut tout d'abord vérifier que le règlement de copropriété autorise leur usage et bien sûr respecter scrupuleusement les deux arrêtés préfectoraux publiés. Ceux-ci stipulent en effet que seuls les feux d'agrément sont autorisés. Si les amateurs veulent faire de leur cheminée leur source principale de chauffage, ils devront alors s’équiper d’un insert, c’est-à-dire d’un foyer fermé.

À noter que, dans le zones les plus polluées, comme à Paris par exemple, les propriétaires voient une contrainte supplémentaire s'ajouter: l'insert installé doit répondre au label "Flamme Verte" et détenir au minimum 5 étoiles, c'est-à-dire être le moins polluant possible. En parallèle un crédit d'impôt de 30% a été instauré afin d'encourager les particuliers à s'équiper. 

Clarifier les règles 

Du côté de la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE), on reconnaît qu'il fallait "clarifier la situation" à l'approche de l'hiver. Au micro de France Bleu, Aurélie Vieillefosse, directrice adjointe de l'organisme, rappelle l'imbroglio administratif qui entoure ce sujet: "En janvier [2014], nous avons autorisé les feux de cheminée, en juillet [2015] le Tribunal administratif annulait cette décision", puis la ministre de l'Écologie s'en est mêlée, dénonçant à son tour cette décision. 

Aurélie Vieillefosse rappelle cependant que les feux de cheminée polluent bel et bien l’air francilien: "Le chauffage au bois représente un quart des émissions de particules fines" de la région.

Du côté d’Airparif, chargé de la surveillance de la qualité de l’air on minimise cependant cette pollution en rappelant que ce ne sont pas tant les émissions qui sont dangereuses mais plutôt leur concentration.

Antonin Moriscot