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Les Chinois s'intéressent aux réacteurs nucléaires d'Areva

Areva veut participer à la construction du gigantesque programme chinois de construction de réacteurs nucléaires jusqu'en 2030.

Areva veut participer à la construction du gigantesque programme chinois de construction de réacteurs nucléaires jusqu'en 2030. - AFP Anne-Christine Poujoulat

Les activités liées aux réacteurs d'Areva suscitent l'intérêt d'entreprises chinoises, prêtes à devenir actionnaires minoritaires. Bercy ne serait pas contre, selon le JDD.

L'avenir de la filière nucléaire française sera t-il lié à la Chine ? Les activités dédiées aux réacteurs au sein d'Areva, groupe industriel actuellement en difficultés, susciteraient l'intérêt de trois entreprises chinoises. Celles-ci seraient prêtes à aller jusqu'à une prise de participation dans le groupe nucléaire, selon des informations du Journal du Dimanche (JDD).

Il s'agit de deux électriciens, CGN (China General Nuclear) et CNNC (China National Nuclear Corporation) et d'un spécialiste des équipements industriels dans l'énergie DEC (DongFang Electrical Corporation), selon le journal qui évoque des sources impliquées dans les discussions.

L'intérêt exprimé par ces entreprises chinoises se porte sur Areva NP, ex-Framatome, qui regroupe toutes les activités concernant l'ingénierie et la conception des réacteurs nucléaires.

Une participation en échange d'un accès au marché chinois ?

Areva, en grande difficulté financière, envisageait, jusqu'à présent, une cession totale cette filiale, mais selon le JDD, le groupe ne souhaiterait désormais plus se séparer de l'ensemble mais seulement de certaines activités.

C'est dans ce cadre que pourraient intervenir les groupes chinois qui sont ouverts à tous les jeux d'alliance, que ce soit un partenariat, une coentreprise ou une prise de participation.

Le journal précise qu'aucune négociation n'a commencé, tout en rappelant que le groupe nucléaire français doit présenter un plan de redressement à la fin du mois de mai 2015.

De son côté, l'Etat pourrait donner son feu vert car cela allégerait le fardeau financier lié à la recapitalisation d'Areva.

Un scénario possible serait d'accepter de faire entrer une ou plusieurs entreprises chinoises intéressées, comme actionnaires minoritaires jusqu'à 10% du capital mais en échange d'un accès au marché chinois, selon le JDD, qui cite une source proche de Bercy.

F.Bergé avec AFP