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Les catastrophes naturelles responsables de milliards d’euros de dégâts en France

Le coût des catastrophes naturelles pèse lourd

Le coût des catastrophes naturelles pèse lourd - -

En France, en 20 ans, elles ont déjà coûtés 34 milliards d’euros. Ce chiffre pourrait encore doubler dans les vingt prochaines années.

Alors que la France se remet doucement d’un phénomène météorologique rare sur le territoire – les tornades et mini-tornades dans le cas présent– les assureurs, eux, se rendent sur le terrain pour faire les comptes et évaluer le montant des dégâts.

Concernant la tornade qui a touché Marseille et la Vendée ce week-end, "les dégâts sont moins importants que pour Xynthia ou les inondations du Var", estime déjà Benoît Danton, responsable des relations presse pour la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), indiquant toutefois qu'il est encore trop tôt pour annoncer un chiffre précis.

Et la FFSA met en garde: "Ces mini-tornades sont qualifiées de tempêtes, pas de catastrophes naturelles. Donc si elles ont causé des dégâts à un véhicule, ils ne seront pris en charge que si le contrat comporte une garantie incendie ou dommages".

Les catastrophes naturelles, elles, ont coûté 34 milliards d’euros en France ces vingt dernières années. Et la Fédération des sociétés d'assurance pense que ce chiffre va être multiplié par deux dans les 20 ans qui viennent (environ 60 milliards d’euros).

D’ailleurs, face à la hausse des catastrophes, cumulées à celle des accidents de la route, les assureurs vont sûrement augmenter, pour la troisième année successive, leurs tarifs d’assurance.

3500 milliards de dollars de dégâts dans le monde

Dans le monde, la Banque mondiale a évalué que le coût des catastrophes naturelles a plus que triplé au cours des trente dernières années pour atteindre 3500 milliards de dollars.

Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, a souligné que si "aucun pays ne peut s'isoler du risque de catastrophe naturelle, tous peuvent réduire leur vulnérabilité. La prévention peut s'avérer beaucoup moins coûteuse que la réponse apportée à une catastrophe naturelle".

Diane Lacaze