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Le plan climat d'Obama bientôt abrogé par l'administration Trump

Le "Clean Power Plan" aurait dû entraîner la fermeture de nombreuses centrales à charbon.

Le "Clean Power Plan" aurait dû entraîner la fermeture de nombreuses centrales à charbon. - George Frey - AFP

Déjà bloqué par la Cour suprême, le "Clean Power Plan", censé accélérer la transition énergétique, ne devrait finalement pas voir le jour.

L'administration Trump va abroger une mesure phare de l'ex-président Barack Obama sur le climat, mettant en oeuvre une promesse de campagne du candidat républicain pour la relance de l'industrie minière américaine qui est dénoncée par les écologistes.

Cette décision intervient alors que Donald Trump a déjà annoncé début juin sa décision de quitter l'accord de Paris sur le climat, estimant qu'il était défavorable aux États-Unis

Le président républicain va cette fois revenir sur le "Clean Power Plan" (plan pour une énergie propre) signé par son prédécesseur démocrate en août 2015. Cette mesure avait pour but d'accélérer la transition énergétique et d'imposer aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 32% d'ici 2030 par rapport à 2005.

Le Plan entraînerait la fermeture de nombreuses centrales à charbon, les plus anciennes et les plus polluantes. Il est cependant bloqué depuis février 2016 par la Cour suprême, saisie par une trentaine d'États majoritairement républicains.

"La guerre contre le charbon est finie"

"La guerre contre le charbon est finie", a lancé lundi le chef de l'Agence américaine de protection de l'Environnement (EPA), Scott Pruitt, lors d'un discours dans le Kentucky, une terre minière de l'est du pays. "Demain (mardi) à Washington, je signerai un projet de décision pour abroger le soi-disant Clean Power Plan de la précédente administration", a-t-il dit.

Cette décision est "l'une des plus grosses attaques contre la santé publique, notre climat et la sécurité de chaque communauté aux États-Unis", a quant à lui dénoncé Michael Brune, du Sierra Club, l'une des plus importantes ONG environnementale américaine. Selon lui, le Clean Power Plan "empêcherait des milliers de morts prématurées et des dizaines de crises d'asthme chez les enfants chaque année".

Ken Kimmell, le président de "Union of Concerned Scientists", a de son côté estimé que l'annonce du chef de l'EPA était "entachée par un conflit d'intérêts". "M. Pruitt a participé à cette affaire en tant qu'avocat pour l'une des parties, puis comme juge et juré à l'EPA et désormais comme bourreau" du plan Obama, a-t-il expliqué. L'association rappelle qu'avant la signature du plan climat, "aucune règle n'existait pour limiter" les émissions de dioxyde de carbone des centrales thermiques, qui sont "la première cause du réchauffement climatique".

Y.D. avec AFP