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Le PDG de Total s'inquiète de la situation en Ukraine

Total, qui fait partie de l'énorme projet de gaz naturel liquéfié en Russie, Yamal, s'inquiète de l'aggravation de la situation en Ukraine.

Total, qui fait partie de l'énorme projet de gaz naturel liquéfié en Russie, Yamal, s'inquiète de l'aggravation de la situation en Ukraine. - Fred Dufour - AFP

Christophe de Margerie, le PDG de Total, s'est dit inquiet, ce jeudi 28 août, de l'évolution de la situation en Ukraine où, selon le président du pays, des troupes russes seraient entrées sur le territoire.

La situation se tend fortement en Ukraine. Des événements dont les conséquences économiques se font déjà sentir, notamment sur les marchés financiers.

L'Union européenne, elle, va discuter de nouvelles sanctions à infliger à la Russie, a annoncé jeudi la chancelière allemande Angela Merkel.

Les patrons d'entreprises, eux aussi, ont les yeux braqués sur le pays, à l'instar de Christophe de Margerie, le PDG de Total, qui fait part de son inquiétude.

Un regain de tension est palpable entre Moscou et les Occidentaux après que le président ukrainien, Petro Porochenko, a déclaré jeudi que des troupes russes avaient pénétré dans son pays.

En marge de l'université d'été du Medef, le patron de la major pétrolière française a estimé que la situation en Ukraine n'aurait pas un impact immédiat sur les projets du groupe pétrolier en Russie. "Mais c'est clair que tout dépend de l'avenir", a-t-il continué.

27 milliards de dollars investis en Russie

"Quand on voit qu'il y a plutôt aujourd'hui une tendance à une augmentation des sanctions, que ce soit au niveau européen ou américain, on ne peut pas être très confiant, bien évidemment, sur la situation".

Total fait partie de l'énorme projet de gaz naturel liquéfié en Russie, Yamal. Avec à OAO Novatek, le premier groupe énergétique indépendant de Russie, ils ont investi 27 milliards de dollars pour produire du GNL dans l'Arctique russe.

La production devrait démarrer en 2017, et atteindre à terme 15 millions de tonnes par an. Si tout se passe comme prévu, Total s'attend à ce que la Russie devienne d'ici à 2020 sa zone géographique la plus importante en termes de production gazière et pétrolière.

N.G. avec agences