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Le gaz de schiste pourrait être "un enjeu considérable"

Pierre Gadonneix, président du Conseil mondial de l'énergie, a répondu aux questions d'Hedwige Chevrillon dans Le grand journal de BFM Business.

Pierre Gadonneix, président du Conseil mondial de l'énergie, a répondu aux questions d'Hedwige Chevrillon dans Le grand journal de BFM Business. - -

Pierre Gadonneix, le président du Conseil mondial de l'énergie, était l'invité du Grand journal de BFM Business, ce vendredi 19 octobre. Il a évoqué la transition énergétique et notamment la possible exploitation du gaz de schiste.

La transition énergétique, sujette à nombre de réflexions en France, est également dans tous les esprits à travers le monde, et notamment en Asie. Pierre Gadonneix, le président du Conseil mondial de l’énergie, a voulu insisté sur cette vérité trop méconnue. "L’Asie et le moyen-orient vont faire le contexte énergétique mondial de demain", a-t-il assené sur le plateau du Grand journal de BFM Business. "Ils sont ceux pour lesquels la croissance de la consommation est la plus forte", a-t-il poursuivi.

De plus, les sources de production se situent en majorité au Moyen-Orient (pour le pétrole et le gaz) et en Asie, où se développe le nucléaire de manière exponentielle. "Sur les 60 centrales nucléaires en construction, 80% le sont en Asie", a affirmé l’ancien président d’EDF. Ce qui ne les empêchent pas de penser à demain.
La solution, pour chacun, consiste de toute façon à "diversifier son portefeuille" et donc les énergies. Pour autant, l’Europe n’est pas en reste puisqu’elle est "la région du monde qui a le plus développé les énergies renouvelables".

Le gaz de schiste, un moyen de combler le déficit commercial de l'énergie en France

Autre sujet à polémique, le gaz de schiste. Alors que le rapport Gallois préconiserait son exploitation pour améliorer la compétitivité, Pierre Gadonneix ne dit pas autre chose. "Notre déficit de la balance commerciale, du seul point de vue de l’énergie est de 60 milliards d’euros. C’est du même ordre de grandeur que le chiffre de notre déficit commercial. Si nous pouvions trouver un moyen grâce à une ressource nationale de compenser ce déficit, ce serait un enjeu considérable."
Mais pas à n’importe quel prix. Il faut "réfléchir à des formes de réglementation et de normalisation qui soient contrôlées par des autorités indépendantes". Sans oublier qu’il faut "d’abord regarder s’il y a vraiment du gaz de schiste" en France.

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