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Le crédit d'impôt "marque le pas vers un changement de dynamique"

Clara Gaymard, la présidente de GE France, était l'invitée de BFM Business, lundi 21 janvier.

Clara Gaymard, la présidente de GE France, était l'invitée de BFM Business, lundi 21 janvier. - -

Clara Gaymard, la présidente de General Electric France, était l'invitée de BFM Business, lundi 21 janvier. Elle a salué les "décisions récentes" du gouvernement, même si elle estime que "ce n'est pas suffisant".

Invitée du Grand journal de BFM Business, ce lundi 21 janvier, Clara Gaymard, présidente de General Electric France, s'est félicitée des résultats du groupe. "Le chiffre le plus important à retenir, c’est qu’on a 210 milliards dans notre carnet de commandes, au-delà des bons résultats de l’année 2012". Malgré tout, la dirigeante s’est montrée prudente au moment d’évoquer une possible reprise aux Etats-Unis, car si le carnet de commandes de GE est effectivement plein, il l’est "dans les pays émergents."

Clara Gaymard a par contre montré un certain optimisme en ce qui concerne la situation française. Elle a tout d’abord tenu à rassurer les salariés de GE, mettant fin aux rumeurs autour des sites français du groupe, et précisant qu’il n’était "pas du tout question d’en fermer. Nous sommes là pour longtemps".

"L'épisode Depardieu, les 75%... c'est ça que les gens retiennent" à l'étranger

D’une manière générale, la dirigeante estime que des signaux positifs sont apparus dans l’économie française. "La conjoncture économique en France n’est pas très rassurante, mais je pense qu’il faut saluer les décisions récentes qui ont été prises, et peut-être que l’accord entre les partenaires sociaux est une étape assez déterminante d’un changement dans le dialogue. Les 20 milliards de crédit d’impôt, qui fait un transfert de charges, est aussi important. Même si ce n’est pas suffisant, c’est une étape qui marque le pas vers un changement de dynamique, qui est essentiel. Mais tant que les principaux acteurs économiques auront le sentiment qu’ils sont les mal-aimés, ce sera difficile."

Malgré tout, l’image de la France à l’étranger "n’est pas bonne". La faute à quelques "symboles" : "Les anecdotes, même si cela peut paraître dérisoire, sont celles qu’on entend à l’étranger. L’épisode de Gérard Depardieu, les 75%, etc. C’est ça que les gens retiennent, malheureusement, plutôt que les réformes structurelles qui sont en chantier. L‘image de la France est donc certainement moins bonne que la réalité".

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