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La Toyota Mirai dépasse ses objectifs

Pour faire face aux 1.500 commandes de sa Mirai, Toyota est contraint de faire patienter ses clients et d'élever sa cadence de production.

Pour faire face aux 1.500 commandes de sa Mirai, Toyota est contraint de faire patienter ses clients et d'élever sa cadence de production. - Robin Beck - AFP

Le géant japonais Toyota a annoncé, jeudi 15 janvier, avoir reçu 1.500 commandes de sa voiture à pile à combustible roulant à l'hydrogène, lancée à la mi-décembre. C'est près de quatre fois plus que son objectif annuel.

Un mois après son lancement commercial au Japon, la Toyota Mirai enregistre déjà 1.500 commandes. Le constructeur espérait initialement vendre 400 exemplaires de cette berline à hydrogène dans l’archipel d’ici à la fin 2015. Il est contraint de faire patienter ses clients et d’élever sa cadence, comme l’avait suggéré la presse.

"En raison du grand nombre de commandes réceptionnées, les délais de livraison seront bien plus longs que prévu à l'origine", souligne le groupe dans un communiqué, faute de capacités de production suffisantes (actuellement de l'ordre de 700 véhicules par an).

Véhicule à zéro émission de CO2

Mirai, qui signifie " futur " en japonais, peut parcourir 650 km avec un seul plein effectué en trois minutes. Elle fonctionne sur le principe de l’électrolyse inversée : de l’électricité est générée en faisant passer dans un circuit des électrons extirpés d’atomes d’hydrogène. Ces derniers se combinent ensuite avec l’oxygène de l’air pour former de l’eau, seule substance rejetée par le véhicule. La voiture à hydrogène de Totoya ne rejette pas de dioxyde de carbone CO2.

Compte tenu des vertus écologiques de cette voiture et de son prix très élevé de 7,23 millions de yens (environ 50.000 euros, taxe comprise), ce sont les entreprises et administrations qui représentent 60% de la clientèle. 

Les commandes proviennent principalement de Tokyo, des préfectures de Kanagawa, voisine de la capitale nippone, d’Archi (Nagoya), où se trouve le siège de Toyota, et de Fukuoka (sud-ouest), régions les mieux dotées en stations à hydrogène.

Mais le géant japonais Toyota prévoit de commercialiser le véhicule au-delà de ses frontières. En septembre 2015 aux Etats-Unis où il espère en écouler plus de 3.000 d’ici à la fin 2017. Et en Europe où il vise la vente de 50 à 100 unités annuellement via le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Danemark dans un premier temps.

L’archipel mise sur l’hydrogène

Autre constructeur nippon en pointe dans ce domaine, Honda, a présenté cette semaine, au salon automobile américain de Detroit, la nouvelle version de sa voiture à hydrogène. La FCV sera disponible début 2016 au Japon, avant de rejoindre les continents américain et européen. 

Pour favoriser le développement des véhicules à hydrogène, le gouvernement japonais a prévu de faciliter l’installation de stations de recharge en assouplissant la réglementation et en apportant des aides. Leur objectif : atteindre 100 bornes d’ici à mars 2016, contre une quarantaine aujourd’hui. Le Premier ministre Shinzo Abe a rappelé jeudi sa détermination et souhaité que tous les ministères et agences gouvernementales se dotent de voitures à pile à combustible, selon des propos rapportés par Bloomberg News.

Khadria Fouad-Djama avec AFP