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La mort d'Hugo Chavez va-t-elle influer sur les cours du pétrole?

La mort d'Hugo Chavez n'a pas eu de très gros effets sur les cours du pétrole, ce mercredi 6 janvier

La mort d'Hugo Chavez n'a pas eu de très gros effets sur les cours du pétrole, ce mercredi 6 janvier - -

La disparition du président du Venezuela, mardi 5 mars, et surtout sa succession, sont des facteurs susceptibles de faire bouger les cours de l’or noir. Benjamin Louvet, associé-gérant chez Prim’Finance, apporte ses éclairages sur cette question.

La mort d'Hugo Chavez, président du Venezuela, quatrième pays producteur de l'Opep (organisation des pays exportateurs de pétroles), n’a pas bouleversé les cours de l’or noir, ce mercredi 6 mars. Le pétrole a ainsi ouvert sur une légère baisse, de 13 cents, à la Bourse de New York.

Interviewé dans l’émission Intégrale Bourse, ce même jour, Benjamin Louvet, associé-gérant chez Prim’Finance, ne s'étonne pas de l'impact modéré sur le court terme.

Pour lui, tout va se jouer un peu plus tard. "D’ici à trente jours de nouvelles élections vont être organisées. Si Nicolas Maduro, l’actuel vice-président du Venezuela (et digne héritier de Chavez, ndlr) l’emporte, il n’y aura que peu de changement. Mais si l’opposition ressort vainqueur, on peut penser qu’on devrait se retrouver avec un gouvernement plus favorable aux investissements étrangers", explique-t-il.

"Il faut savoir que Chavez avait exproprié un certain nombre d’entreprises internationales. Quelques acteurs chinois et Chevron, du côté des Etats-Unis pourraient en profiter", a-t-il rappelé.

"Des conséquences à très long terme"'

Il prévient toutefois qu’il s’agit "de conséquences à très long terme", car les entreprises vont guetter "la stabilité politique du gouvernement". Et de rappeler le coup d’Etat dont Hugo Chavez avait lui-même fait les frais, en 2002, pendant deux jours.

Le président vénézuelien était ensuite revenu et avait licencié au sein de PVDSA, l’entreprise publique pétrolière, 18 000 salariés.

"Ces 18 000 employés était essentiellement des ingénieurs qui ont été remplacés par de la main d’œuvre moins chère mais moins compétente", a souligné Benjamin Louvet.

L’associé-gérant estime que ces licenciements expliquent "la vétusté des infrastructures du pays" ainsi que la chute de la production pétrolière vénézuélienne. Celle-ci est passée de 3,6 millions de barils par jour, avant l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, en 1999, à environ 2,5 millions de barils par jour à l'heure actuelle.

Julien Marion