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La Grande-Motte va utiliser la mer pour chauffer des logements

L’eau du port sera pompée puis distribuée pour alimenter en chaleur, et éventuellement en froid, des immeubles du centre-ville et des abords du port de la Grande-Motte.

L’eau du port sera pompée puis distribuée pour alimenter en chaleur, et éventuellement en froid, des immeubles du centre-ville et des abords du port de la Grande-Motte. - Pascal Guyot-AFP

La station balnéaire a lancé un appel d'offres pour s'équiper en thalassothermie. La Méditerranée alimentera en chaleur et en froid des immeubles près du port. Marseille et La Seyne-sur-Mer l'ont déjà précédée sur cette voie.

L'eau de mer et ses variations de température sont une ressource thermique (quasi) inépuisable pour une station balnéaire. La Grande-Motte, dont le port a fêté ses 50 ans d'existence en juillet 2017, a prévu de capter la Méditerranée pour chauffer des logements et éventuellement les climatiser.

Ce type d'installation dite de thalassothermie ou de "géothermie marine" a déjà fait ses preuves à Marseille ou à La Seyne-sur-Mer. Elle repose sur l'exploitation, grâce à des échangeurs et des pompes à chaleur, de la différence de température entre l'eau de mer et l'air ambiant. La Méditerranée est plus chaude que l'air ambiant en hiver et le contraire en été.

Dans le cas de la Grande-Motte, l’eau du port sera pompée entre 5 et 10 mètres de profondeur, puis distribuée via des canalisations pour alimenter en chaleur, et éventuellement en froid, des immeubles du centre-ville et des abords immédiats du Port.

La Grande-Motte a lancé un appel d'offres qui aboutira en 2018

L'eau rejetée en mer ne devra pas avoir plus de six degrés de différence de température avec l'eau prélevée pour ne pas perturber la faune et la flore sous-marine.

À la suite d'une étude de faisabilité technique et économique confiée à un cabinet externe en 2016, un appel d'offres a été lancé par la station balnéaire en mai 2017. Il s'agit de sélectionner le futur exploitant de cette installation de thalassothermie dans le cadre d'une délégation de service public.

Cinq candidats ont été retenus et le vainqueur sera connu en juillet 2018. L'investissement est estimé à 8 millions d'euros sachant que l'État, via l'Ademe, devrait subventionner ces travaux à hauteur de 60%.

Frédéric Bergé