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 La COP21 "n'aura pas d'effets immédiats" avance Philippe Verdier

Philippe Verdier, ex-présentateur météo de France 2 est revenu dans Business Durable sur les polémiques soulevées par la parution de son livre "Climat Investigation"

Philippe Verdier, ex-présentateur météo de France 2 est revenu dans Business Durable sur les polémiques soulevées par la parution de son livre "Climat Investigation" - Bertrand Guay - AFP

Invité de Business Durable, sur BFM Business, l'ex-présentateur météo de France 2, Philippe Verdier est revenu sur les polémiques déclenchées par la parution de son livre "Climat Investigation".

Pris dans un tourbillon médiatique à l’occasion de la parution de son livre, puis licencié début novembre par France 2, Philippe Verdier, l’ex-chef de service et présentateur météo -une science qu'il a "appris sur le terrain" et pratiqué "pendant plus de 20 ans"- souhaite désormais passer à autre chose, et plus que jamais se poser en "observateur du climat". C'est d'ailleurs cette position qui l’a amené à rédiger "Climat Investigation" (éditions Ring).

"J’ai été le seul journaliste météo à couvrir les conférences sur le climat, (Bali en 2007, Copenhague en 2009 et Cancún en 2010, ndrl), où j’ai pu observer un certain nombre de choses qui m’ont choqué et qui ont justifié le fait que je fasse ce livre" affirme-t-il.

Dans le Giec, il n'y a qu'une "illusion de consensus"

Parmi les faits qui l’ont le plus surpris lors de ces COP (Conference of Parties)Philippe Verdier relève les messages qui "n’ont rien à voir avec la réalité". En cause, selon lui, le rapport entre les scientifiques et les médias. Les communications délivrées sur cette thématique par une partie de la communauté scientifique, et par les "experts du Giec" (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climatsont source d'erreurs et d'incompréhension.

Le journaliste conspue d'ailleurs cet organisme des Nations-Unies et remet en cause leur unanimité scientifique. "Elle n'est pas réelle" car des scientifiques dissidents "sont tenus à l'écart et taxés de climato-scepticisme". 

"Je ne suis pas climato-sceptique"

Accusé lui aussi, au lendemain de la parution de son livre, de considérer le réchauffement climatique comme un phénomène normal, l’auteur s’en défend formellement. "Je reconnais le changement climatique, je ne suis donc pas climato-sceptique!" clame-t-il. "Ce que je dis c’est qu’il y a aujourd’hui des effets positifs du réchauffement climatique en France". Des effets qui s’estomperont peut-être dans la durée.

"Dans 15 ou 20 ans, la balance d²u négatif sera peut-être plus importante" conclut-il, rappelant au passage que la COP21, comme les éditions précédentes, ne régleront pas les choses. 

Antonin Moriscot