BFM Business
Energie

La consommation française d'électricité en baisse de 6,7% sur une semaine

Un luminaire près du musée du Louvre à Paris.

Un luminaire près du musée du Louvre à Paris. - Flickr - CC Commons - Joshua Tabti

Une nouvelle fois, cette diminution hebdomadaire est "largement concentrée dans le secteur industriel, dans un contexte de hausse des prix de l'énergie", explique RTE.

La consommation d'électricité en France a diminué de 6,7% la semaine dernière par rapport à la moyenne des années précédentes (2014-2019), un "effet baissier" qui se poursuit depuis début octobre, selon des données publiées dans la nuit de mardi à mercredi par RTE. Cette diminution est plus conséquente que la semaine précédente (-5,8%).

"Sur les quatre dernières semaines, la consommation d'électricité en France à température normale affiche une diminution structurelle (-6,4%) par rapport aux années précédentes (2014-2019)" sur la même période, indique le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français.

"L'effet baissier dans le secteur résidentiel et tertiaire existe mais est plus réduit, et plus difficile à caractériser finement au cours des dernières semaines", du fait de vacances scolaires et jours fériés, ajoute RTE.

Plus que la semaine dernière

"À l'exception de quelques jours isolés en novembre, les températures restent bien supérieures aux normales (de saison) depuis plus d'un mois", réduisant les besoins d'électricité pour se chauffer notamment chez les particuliers, note encore RTE.

Dans un contexte de crise énergétique, le gestionnaire de réseau a mis en place un suivi hebdomadaire de la consommation d'électricité en France métropolitaine.

Les données publiées ont été "alignées sur les températures normales pour la période" et sont indépendantes des valeurs exceptionnellement douces relevées dans l'Hexagone aux mois d'octobre et de novembre.

Le plan de sobriété du gouvernement, présenté le 6 octobre, prévoit une réduction de la consommation d'énergie de 10% sur les deux prochaines années en France par rapport à 2019, et de 40% d'ici à 2050.

A.G avec AFP