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L'Inde, un nouveau défi à relever pour Paprec

Jean-Luc Petithuguenin, président et fondateur du groupe Paprec

Jean-Luc Petithuguenin, président et fondateur du groupe Paprec - BFM Business

Le groupe de recyclage, qui vient de lever un milliard d'euros, a de fortes ambitions à l'international. Son PDG, Jean-Luc Petithuguenin détaille sur BFM Business comment il a fait ses premiers pas sur le marché indien.

Paprec, le numéro trois français de la gestion de déchets, ne veut pas se contenter du marché Hexagonal. Pour assurer sa croissance, il vient de lever un milliard d'euros, qui doit notamment permettre au groupe de continuer notre mouvement de croissance externe.

Jean-Luc Petithuguenin, président et fondateur du groupe Paprec, a marqué un intérêt prononcé pour le marché indien sur l'antenne de BFM Business, où il vient d'ouvrir une filiale. "J'ai repris une entreprise qui était en inde depuis 8 ans (…) Je vais passer à l'étape supérieure", explique le dirigeant.

"Je reviens de Nashic, une petite ville de 2,5 millions d'habitants, à 250 kilomètres de Bombay. A cet endroit-là il y a une décharge qui pollue la nappe phréatique, qui est tous les jours en train de brûler. C'est une horreur (…) on réhabilite la décharge. On passe à l'ère du recyclage, (..) on prend du plastique on fabrique du gazole", s'enthousiasme le fondateur de Paprec.

Mais la situation de Nashic, on peut la retrouver dans des centaines d'autres villes du pays, qui n'a mis en place aucune politique de gestion des déchets. Le gouvernement commence à prendre le problème au sérieux. "Le premier ministre Modi veut faire 65 smart city, et dans ces villes connectées, il veut aussi y incorporer un programme sur les déchets pour les traiter de manière écolo. Des programmes démarrent, et nous on vient de gagner le prix de la meilleure boîte en Inde pour faire cela", s'enorgueillit Jean-Luc Petithuguenin.

Un marché à 4,5 milliards

Paprec reste une entreprise modeste au vu du chantier que représente la gestion des déchets en Inde. "Je peux prendre, 1,2,3, 10 villes mais c'est à chaque fois 5,10,15,30 millions d'investissements", relate le PDG. Pour cela, il faut trouver des financements, car la vente d'énergie issue de la valorisation des déchets n'assure pas l'équilibre. "En inde, est-ce que je vais être payé ?", s'interroge l'entrepreneur breton, qui assurer le financement en mobilisant la Banque mondiale ou des financements publics.

"L'inde n'a pas les moyens de financer le vaste chantier de la gestion des déchets, qui devrait nécessiter 4,5 milliards d'investissements", fait valoir Jean-Luc Petithuguenin, qui y voit un défi exceptionnel qui permettrait de réduire la pollution de la planète.

C.C.