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L’éclairage urbain du futur sera plus vert

Des centres villes éclairés sans électricité? L’idée peut paraître folle. Pourtant, plusieurs entreprises françaises travaillent à proposer des solutions alternatives à cette source d’énergie.

Glowee pourrait bien révolutionner les centres villes. La jeune société n’est pas spécialisée dans les renouvelables, mais utilise plutôt des organismes vivants pour générer de la lumière. Il s’agit de toutes petites bactéries que l’on trouve dans certains poissons des fonds marins et qui possèdent la particularité de briller dans le noir, un peu comme des lucioles. Les ingénieurs de Glowee ambitionnent d’utiliser les propriétés de ces micro-organismes bioluminescents pour éclairer des vitrines ou la voie publique.

Concrètement, il s’agit de récupérer ces bactéries dans les fonds marins et de les intégrer dans de petites capsules translucides et très plates. A l’intérieur de ces "pièges", les bactéries vont continuer à vivre et à se reproduire - comme si elles se trouvaient dans un mini-aquarium - et vont donc briller à la nuit tombée. La lumière fournie est beaucoup moins agressive et intense que celle provenant des sources lumineuses conventionnelles (ampoules halogènes, leds, …) et possède une teinte bleutée. 

La marche, source d'énergie propre

Autre façon d'éclairer plus intelligemment les trottoirs: ceux-ci pourraient bientôt être capables de récupérer l'énergie que dégagent les passants en marchant. Le Britannique Pavegen ou les Toulousains de Viha Concept ont eux choisi de mettre au point des dalles podoélectriques. Montées sur de tout petits ressorts, elles transforment l'énergie dégagée par nos pas en intensité électrique. 

A terme, les lampadaires devraient également devenir de plus en plus intelligents. Bardés de capteurs électroniques, certains sont d'ores et déjà capables d'ajuster leur intensité lumineuse automatiquement en fonction du passage des voitures ou des piétons. 

Anthony Morel, édité par A.M.