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L'astuce de Boulogne-Billancourt pour chauffer sa piscine municipale

La route solaire Wattway va être déployée à Boulogne-Billancourt. (image d'illustration)

La route solaire Wattway va être déployée à Boulogne-Billancourt. (image d'illustration) - Charly Triballeau - AFP

La commune des Hauts-de-Seine va utiliser la "route solaire" développée par Colas pour alimenter en chaleur son bassin municipal.

La très chère route solaire de Ségolène Royal continue de séduire les collectivités locales. Quelques mois après avoir lancé, dans l’Orne (Normandie), les travaux de construction du premier kilomètre de chaussée photovoltaïque, Colas s’apprête à intégrer cette technologie dans un environnement plus urbain. En marge de la COP21, lors de la présentation de cet équipement, l'entreprise affirmait qu'un kilomètre de route solaire permettrait d'éclairer une ville de 5.000 habitants. 

Située à Boulogne-Billancourt, la rue du Vieux-Pont-de-Sèvres a été retenue par cette filiale du groupe Bouygues pour recevoir ce revêtement baptisé Wattway. Un choix d’emplacement qui n’est pas anodin. La chaussée solaire sera déployée, sur quelques centaines de mètres, devant la piscine municipale de la ville. Ainsi, la production d’électricité générée par la route permettra d’alimenter en chaleur cet équipement public. Les travaux seront lancés en janvier 2017.

Expérimentation similaire à Issy-les-Moulineaux

Selon Le Parisien, la ville voisine d'Issy-les-Moulineaux devrait également se doter d'une portion de chaussée solaire, dont l'emplacement "reste à définir". L'établissement public territorial Grand Seine Paris Ouest qui regroupe huit communes dont Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux financera ces deux chantiers. Selon le quotidien, leur facture s'élève à 600.000 euros hors taxes. 

Contacté par BFM Business, Grand Seine Paris Ouest confirme que de tels travaux vont être engagés. L'établissement public refuse cependant de communiquer sur ses attentes et sur les gains énergétiques potentiels. Qualifiant ces installations "d'expérimentations", la collectivité locale explique qu'elle "aurait pu tester ce revêtement pour l'éclairage" mais a préféré "l'affecter à d'autres usages". 

Antonin Moriscot Journaliste BFMTV